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Vendredi 11 avril 2008

Papa bondyé


Papa-nou ki an syèl-la,
Non-w, i a sanktifié
Bondyé Rényé !
Volonté-w, I a fèt asou latè
Kon adan syèl-la.
Pen-an nou ni bizwen chak jou-a,
Ban ou-i jòdi-a.
Padoné-nou tò-nou,
Mannyè nou ka padoné
Tout tò lézòt fè nou.
Pa kité nou tonbé anba tantasyon,
Men tiré-nou anba tou sa ki mové.
Amen


Prières et lumière pour toi Carole  

Par Erika - Publié dans : Coup de coeur - Communauté : Antilles
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Lundi 31 mars 2008

Secrets d’époque…
la journée de l’amateur de rhum 


Dans la tradition locale, le rhum est une chose que l’on respecte. Auparavant, il existait des heures et des dénominations précises pour sa consommation :

- Le matin à jeun, vers 5h, on commençait par le « décollage » ou encore la «mise à feu », le bon réveil, indispensable à la mise en route du travailleur martiniquais. 

- Dès 9h, on pouvait boire le punch. En général il s’agissait du 
« sec » (rhum pur) ou du « feu » (rhum+ zeste de citron+13 grains de sucre).

- A 11h arrivait le « ti-lagoutte », la petite goutte de rhum, prémice du 
« ti punch » de midi.

- Vers midi et demie, on dégustait autour d’une table entre amis le 
« ti 50% », censé représenter la moitié du verre précédent. 

- A 15h, c’était « l’heure du Christ » puis à 17h, venait le « ti pape ». 

- Au début de l’après-midi, les « à toute heure » se prenaient au gré de l’humeur. On les appelait aussi des « ti-feu », ou des « ti-sec », des « CRS » pour la route (Citron-Rhum-Sirop). Sans oublier les « pété-pied », véritables coupe-jarrets qui mènent directement à la sieste,

- le « ti-punch » du soir et enfin la « partante ».



Le rite restait immuable et devait être effectué par le consommateur lui même (on ne servait pas le punch à quelqu’un) : le sirop était versé, le zeste pressé et enfin on mettait le rhum. Pour mélanger la mixture (cela s’ appellait « doucir » le punch), on tournait le verre tenu du bout des doigts dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Le punch absorbé (la tradition exigeait que ce soit fait en trois coups), on prenait le « crase », le coup de froid après le coup de feu. En Guadeloupe, la crase se nomme l'amortisseur.
Lorsque le décollage s’accompagnait d’un crase à l’eau de coco, on parlait alors d’un « cocoyage » et s’il s’agissait de « mabi », on buvait un « mabyage ». Plus simplement, eau plate ou gazeuse, chacun avait sa technique pour calmer le feu du rhum.


Ainsi s’achevait une journée typique de l’amateur de rhum.
N’oubliez pas que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération !



source : www.rhumdematinique.com

Par Erika - Publié dans : tradition - Communauté : Antilles
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Mercredi 26 mars 2008


Camille Mauduech est la réalisatrice de ce film. Il retrace un épisode de l'histoire de la Martinique, l'affaire des seize de Basse-Pointe. Nous sommes en 1948 dans le nord de la Martinique, un béké, Guy de Fabrique, est assassiné de 36 coups de coutelas. 16 hommes sont arrêtés, le procès est alors renvoyé devant la Cour d'Assises de Bordeaux. On pénétre le coeur de la Martinique, nou ka alé an fondòk peyi-a ! Je vous invite à voir ce film documentaire qui a le mérite d'exister.
An bèl woulo bravo ba Kamy



Image de l'articleGeorges Gratiant (1907-1992)

Il a été l'un des avocats de la défense. Avocat puis maire du Lamentin, cet homme est une figure historique de notre île. Je vous livre ici un extrait de sa plaidoirie :


" Dans l'opacité de leur cale de négriers, ils avaient gardé la luciole de l'espérance. De tout temps, on a toujours jugé tous les nègres de la terre avec une chicote à la main. Messieurs de la Cour, je vous demande aujourd'hui de les cravacher de votre amour, de leur ouvrir vos coeurs afin que demain, on leur ouvre les portes de la prison"
Par Erika - Publié dans : Guadeloupe et Martinique - Communauté : Actualité
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Samedi 22 mars 2008

                                                                          

l

 

 
Un peu partout aux antilles, on se prépare pour fêter le week-end Pascal.
Danmyé, bèlè, gwo ka sont au rendez vous !

Le tambour bèlè est originaire de Dahomey (actuellement Bénin). Son appelation primitive était Djouba (nom conservé en Haiti).
En Guadeloupe, le terme de gwoka est la forme francisé de Goka, nom troqué du tambour venu d'Afrique, le tambour n'goka.

Jusqu'au début du XVIII ème siècle, les esclaves venaient pour la Martinique du Sénégal et du Ghana. Pour la Guadeloupe ils venaient
 de la Guinée.

Joué en fin de journée pour la Martinique et en fin de semaine en Guadeloupe, le tambour  exprimait espérance, souffrance et joies. 

Source : Michel Beroard, Petite histoire de la musique antillaise, CRDP.

Africa Map

Par Erika - Publié dans : tradition - Communauté : Antilles
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Mardi 18 mars 2008

pp

Apré kannaval ini sa yo ka kriyé "karèm". Tini dé karèm, ta larèlijyon èvè ta lamétéo.

Ta lamétéo ka koumansé an janvyé pou fin an juen.

Mé, i ka fè nou dépi yonn dé jou graté tèt....davwè pa  ni onlo soley èvè chèsrès. Okontrè yenki lapli é van. Woy woy woy !! érèzman flè glisérya  ka di nou " pa chokolaté kè a zòt grokarèm ka vin

Sé pandan tan karèm (ta larèlijyon, dépi kannaval fin jis titine glorya), ou pou pran ti ban-aw èk sizé. ou ka réfléchi, paka fè lafèt, jèné, manjé lanmori. 

Mé dapré mwen pran ti ban-aw sizé (an fransé : introspection), sé pou touléjou bondyé fè !

Erika

 

 

Par Erika - Publié dans : Articles et chroniques - Communauté : Antilles
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Dimanche 9 mars 2008

L'enseignement à la Dominique

 

La pre-school est privée et payante en Dominique. Par ailleurs, la foi est au centre de l'école. L'écriture scripte est étudiée dès la maternelle, par contre l'écriture cursive est enseignée à partir du CE2. Une méthode mixte est utilisée pour l'apprentissage de la lecture. Une autre différence et non des moindres est la rémunération des professeurs. Elle est 5 fois inférieure au salaire d'un enseignant débutant (400eur) Quant à la formation des maîtres l'ensemble de la formation,qui dure 2 ans et demi, est pris en charge par le postulant qui ne passe pas un concours.


L'école est à l'image de la société dominiquaise, les éléments fondamentaux de cette dernière constituent le pilier de l'institution scolaire : la chrétienté, le respect des règles de vie commune, le patriotisme.

Par Erika - Publié dans : Systèmes éducatifs caribéens. - Communauté : Antilles
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Samedi 8 mars 2008


Aujourd'hui c'est la journée internationale de la femme. Je repense à ce poème de Joby Bernabé et le dédicace ma mère. Bisous manman


Fanm flè ka tounen nonm an kolibri
Fanm flèch ka pitjé nonm an mitan tjè
Fanm fil ka vlopé nonm an pwèlzyé yo
Fanm fyèl ka fann fwa nonm èk an kout lang
Fanm fòl ka pann tjè nonm an bout branch yo

Fout fanm flè !
Fout fanm flèch !
Fout fanm fil !
Fout fanm fyèl !
Fout fanm fòl !

Mé fout fanm fò fout !
Lè fanm fè tan fè fòs pou fò !

Fanm kann ka dousi nonm èk zyé dou yo
Fanm ganm ka vèglé nonm èk lo fa yo
Fanm ranm ka ranmé nonm an tout dlo yo
Fanm lanm ka nenyen nonm an dlo zyé yo
Fanm flanm ka brilé nonm an dé bra yo

Fout fanm kann !
Fout fanm ni ganm !
Fout fanm ranm !
Fout fanm lanm !
Fout fanm flanm !

Mé fout fanm fò fout !
Lè fanm fè tan fè fòs pou fò !

Fanm flo ka tounen fòl pou an babiòl
Fanm trèf ka pèd la kat pou an wa tjè
Fanm fès - vlopé - pézé - mi lanmoné-w mamzèl !
Fanm bèf ka trimen vèt anba jouk nonm
Fanm fèb ka chignen chenn an tout chimen


Fout fanm flo !
Fout fanm trèf !
Fout fanm fès !
Fout fanm bèf !
Fout fanm fèb !


Mé fout fanm fò fout !
Lè fanm fè tan fè fòs pou fò !

Dépi avan nanni nannan
Avan prèmyé jénérasyon ki pran soufrans
èk délivrans
non-w té ja ka kouri an van
Ek bétafé léternité.
Solèy batzyé anba an kout zyé-w.
Ou flanbwayé zantray lannuit.
Sèpan lavi rantré an kò-w

Simen vènen lakonésans
Ek i tété-w pa andidan-w.
Nèf lalin plenn anlè bouden-w.
Ou poté chay avan chay fèt.
Gran jou kléré dé bòl jounou-w.
Ou mété nonm asou latè

Ou swen an péyi
Epi chalè-w
Epi laswè-w
Epi lachè-w

Kimoun ki nòz malpalé fanm
Jòdi ta-a anlè tè-ya ?
Ki nonm ki sé palé di fanm
San i pran tan pézé kracha-y
Sètsansyek fwa an fon gòj li ?
Ki fanm ki pa sé sav i fanm
Avan milan

Avan kankan
Avan pawòl masibòl fòl ka simen fyèl èk malkadi
Anba fétay lanmézon nèg ?
Ay ! fanm !
Si ou wè man sé nonmen non-w
Pawòl mwen sé an ti lafimen
Ka filtré anba kannari-w
Lafimen yan ké ay fè chimen-i
Kannari-w la limenm sé félé
Twa wòch-ou-a andwa toujou la

Ou sé rèldo kannòt lavi
Ou sé mamèl divini nonm

 

Par Erika - Publié dans : Poésie antillaise - Communauté : Poé-vie
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Samedi 23 février 2008

Los gallos de Cuba 

• Las peleas de gallos son una de las pocas actividades que algunos pueblos siguen practicando desde tiempos inmemorables como bastiones de la cultura tradicional

EN la mayoría de los países latinoamericanos las peleas de gallos finos o de lidia constituyen uno de los deportes más arraigados en el hombre de campo. Cuba no podía ser la excepción. Para nuestro pueblo es un verdadero símbolo, hasta el punto que en el habla popular, decir que un hombre es un gallo es sinónimo de bravura.

las primeras razas de gallos fueron traídas por los españoles. Incluso se dice que luego de la II Guerra Mundial muchos ibéricos vinieron a buscar ejemplares de la Isla, pues el conflicto acabó con sus gallos. Posteriormente continuó el desarrollo, obteniéndose magníficos pies de crías.

Generalmente, el gallero llega a la afición por los gallos como parte de una tradición familiar. Desde niño se le va metiendo en la sangre el gusto por él. En cualquier familia campesina que se haya dedicado a la cría de estas aves, la actividad pasa de una generación a otra.

Extrait d'un article de Lisanka gonzales

Los gallos de Cuba son de ley


Los gallos de Cuba son de Ley

 

Los gallos de Cuba son de ley


Los gallos de Cuba son de ley

Los gallos de Cuba son de ley                                              Los gallos de Cuba son de ley

foto : Ahmed Velesquez

Par Erika - Publié dans : Cuba - Communauté : Actualité
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Mardi 19 février 2008


Message du Commandant en Chef

Chers compatriotes :


Je vous avais promis vendredi dernier, 15 février, que dans la prochaine réflexion j'aborderais un sujet d'intérêt pour de nombreux compatriotes. La même prend cette cette fois la forme d'un message.

Le moment des candidatures et de l'élection du président, des vice-Présidents et du Secrétaire du Conseil d'Etat est arrivé.

J'ai assumé l'honorable charge de Président au long de nombreuses années. Le 15 février 1976 on approuva la Constitution Socialiste par vote libre, direct et secret de plus de 95% des citoyens ayant droit de vote. La première Assemblée Nationale se constitua le 2 décembre de cette année et elle élut le Conseil d'Etat et sa Présidence. Auparavant j'avais exercé la charge de Premier Ministre pendant quasi 18 ans. J'ai toujours disposé des prérogatives nécessaires pour faire progresser l'oeuvre révolutionnaire avec l'appui de l'immense majorité du peuple.

Connaissant mon état critique de santé, beaucoup à l'extérieur pensaient que la renonciation provisoire, le 31 juillet 2006, à la charge de Président du Conseil d'État que j'ai laissée entre les mains du premier vice-Président, Raúl Castro Ruz, était définitive. Raúl lui-même, qui occupe en plus la charge de Ministre des F.A.R. [Forces Armées Révolutionnaires; ndlr] grâce à ses mérites personnels, et les autres compagnons de la direction du Parti et de l'État, ont été réticents à me considérer comme écarté de mes charges malgré mon état précaire de santé.

Ma position était inconfortable face à un adversaire qui fit tout ce qui est imaginable pour se défaire de moi et il ne me plaisait nullement de le contenter.

Par la suite j'ai pu retrouver le contrôle total de mon esprit, la possibilité de lire et de méditer beaucoup, contraint au repos. M'accompagnaient les forces physiques suffisantes pour écrire durant de longues heures, que je partageais avec la réadaptation et les programmes pertinents de récupération. Un sens commun élémentaire m'indiquait que cette activité était à ma portée. D'autre part, je me suis toujours préoccupé, en parlant de ma santé, d'éviter des illusions qui, en cas de dénouement défavorable, apporteraient des nouvelles traumatisantes à notre peuple en pleine bataille. Le préparer à mon absence, psychologiquement et politiquement, était ma première obligation après tant d'années de lutte. Je n'ai jamais cessé d'indiquer qu'il s'agissait d'une récupération "non exempte de risques".

Mon désir a toujours été d'accomplir le devoir jusqu'au dernier souffle. C'est ce que je peux offrir.

A mes très chers compatriotes, qui m'ont fait l'immense honneur de m'élire récemment membre du Parlement, au sein duquel on doit adopter des accords importants pour le destin de notre Révolution, je leur communique que je n'aspirerai pas ni n'accepterai -je répète- je n'aspirerai pas ni n'accepterai la charge de Président du Conseil d'État et de Commandant en Chef.

Dans de brèves lettres adressées à Randy Alonso, Directeur du programme Table Ronde de la Télévision Nationale, lettres divulguées à ma demande, étaient inclus discrètement des éléments de ce message que j'écris aujourd'hui et ni même le destinataire des missives ne connaissait pas mon intention. J'avais confiance en Randy, car je l'ai bien connu quand il était étudiant universitaire en Journalisme et je me réunissais presque toutes les semaines avec les principaux représentants des étudiants universitaires, de ce qui était déjà connu comme l'intérieur du pays [sic; ndlr], dans la bibliothèque de la vaste maison de Kohly, où ils étaient logés. Aujourd'hui tout le pays est une immense Université.


Merci.

Fidel Castro Ruz
18 février 2008
17h30
 

source : http://www.latinreporters.com/cubapol19022008.html

Par Erika - Publié dans : Cuba - Communauté : Actualité
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Mardi 19 février 2008

Original image

L’île lointaine

Je suis né dans une île amoureuse du vent
Où l'air a des odeurs de sucre et de vanille
Et que bercent au soleil du tropique mouvant
Les flots tièdes et bleus de la mer des
Antilles


Sous les brises au chant des arbres familiers
J'ai vu les horizons où planent les frégates
Et respirer l'encens sauvage des halliers
Dans ses forêts pleines de fleurs et d'aromates

Cent fois je suis monté sur ses mornes en feu
Pour voir à l'infini la mer splendide et nue
Ainsi qu'un grand désert mouvant de sable bleu
Border la perspective immense de la vue

A l'heure où sur les pics s'allument les boucans
Un hibou miaulait au coeur de la montagne
Et j'écoutais pensif au pied des noirs volcans
L'oiseau que la chanson de la nuit accompagne

Contre ses souvenirs en vain je me défends
Je me souviens des airs que les femmes créoles
Disent au crépuscule à leurs petits enfants
Car ma mère autrefois m'en appris les paroles

Et c'est pourquoi toujours mes rêves reviendront
Vers ses
Plages en feu ceintes de coquillages
Vers les arbres heureux qui parfument ses monts
Dans les balancement des fleurs et des feuillages

Et c'est pourquoi du temps des hivers lamentables
Où des orgues jouaient au fond des vieilles cours
Dans les jardins de France où meurent les érables.
J’ai chanté ses forêts qui verdissent toujours.

O charme d'évoquer sous le ciel de Paris
Le souvenir pieux d'une enfance sereine
Et dans un Luxembourg aux parterres flétris
De respirer l'odeur d'une
Antilles
lointaine

O charme d'aborder en rêve au sol natal
Où pleure la chanson des longs filaos tristes
Et de revoir au fond du soir occidental
Flotter la lune rose au faîte des palmistes!

Daniel THALY

Par Erika - Publié dans : Poésie antillaise - Communauté : Poé-vie
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