Avec un peu de retard certes, voici des photos du vidé foyalais. Le vidé est la foule qui suit un groupe carnavalesque et qui chantonne des airs qui vont avec l'air du temps. Le groupe Tambou
bòkannal se veut être un groupe culturel et chante donc des chansons du patrimoine (par exemple, Bernard ou enmen poul , adan lanméri-a pa tini poulayé).
D'autres groupes comme Gwanaval, Plastik system Band, Carla chantent des chansons plus "malélevées".

Le groupeTambou bòkannal fête cette année ses 35 ans !
découvrez le blog d'un groupe martiniquais SSB (sulfonik sexy band) : http://ssbmartinique.canalblog.com/
Par Erika
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Malgré lavi-a bel, Vaval ka kité nou
Malgé tou sa nou fè, Vaval ka kité nou
Vaval, Vaval, sa nou fè-w ou lé kité nou ? (bis)
Malgré lavi-a bel, Vaval ka kité nou
Malgré tou sa nou di, Vaval ka kité nou
Vaval, Vaval, sa nou fè-w ou lé kité nou ? (2x)
Malgré lavi-à led, Vaval pa kité nou !
Malgré lavi-à red, Vaval pa kité nou !
Vaval, Vaval, sa nou fè-w ou lé kité nou ?
Vaval, Vaval, sa nou fè-w ou, ou kruel kon sa ?
Chant populaire des vidés des années 60 et 70 Martinique (Loulou Boislaville)
photos : www.carnaval-martinique.info
Loulou Boislaville
(1919-2000)
Originaire de la commune du Prêcheur, Loulou BOISLAVILLE a marqué le monde musical folklorique de part ses compositions (La sirèn, abandon...). Ses dons pour
la musique et le chant lui ont permis d'obtenir des prix de concours de chansons créoles, valses, biguines et mazurka.
Par Erika
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mi "mouvman kiltirèl Akiyo", nou ka déboulé, avè nou ka désann an lari-la, ban nou lè !!!
Présentation du groupe carnavalesque le plus connu de Guadeloupe : Akiyo
Akiyo est un groupe de tambours de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) inspiré par les musiques de tambour du carnaval et du gwoka (musique traditionnelle
de Guadeloupe). Formé en 1978, durant l’époque de revendication indépendantiste, Akiyo a redonné de l’allure au Carnaval en y réintroduisant les tambours à peau et les masques traditionnels.
Objectif : revaloriser la culture guadeloupéenne. En 1984, Akiyo se constitue en association loi de 1901 et se baptise « mouvement culturel ». En 1985, le sous-préfet Hugodot les
censure pour « atteinte à l’intégrité de l’Etat français ». La population s’en mêle, le sous-préfet est rappelé en Métropole. En 1992, leur
premier disque est un grand succès dans l’île.
akiyo la ola ou kale kon sa ? misik-la ka chayé mwen son a gwadloupéen ! ba yo sa ki ta yo ! ba
yo mas a kongo, ba yo !
Leur musique s’appuie sur des ostinatos rythmiques, leurs paroles sont le plus souvent politiques, qui abordent des problèmes liés directement à la
Guadeloupe (le crack, les problèmes économiques, etc.).
Akiyo hurle aux Guadeloupéens d’exister, d’inventer, de produire des choses. Et au reste du monde, que la Guadeloupe existe et qu’elle entend continuer avec ses tambours.
Source : mensuel Vacarme n° 3
Par Erika
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Kannaval Trinidad pa kon ta Matnik oben Ayiti. Gwadloup tini ta-y
Isi dan moun ka déboulé.....
La Guadeloupe défile et parade durant les jours gras. Les groupes sont organisés au point d'avoir pour les plus grands une sécurité. Les
fouets ouvrent la voie au groupe carnavalesque. Souvent jeunes, tête encagoulée et masqués, les jeunes fouettards parcourent les rues et font violemment claquer leurs grands fouets sur le sol au
rythme des tambours. Ecartant la foule avec des airs menaçants, ils font le public- spectateur reculer permettant un déboulé en toute sécurité. Les fouets offrent l'exemple d'une réappropriation
symbolique. En effet, le fouet est dans le contexte antillais symbole de l'esclavage. Les mass en brandissant leur fouet font référence à notre histoire récente et montrent
clairement qu'ils sont à leur tour les maîtres des fouets.
Il y aussi l'encens qui est répandu tout au long du parcours purifiant ainsi le passage du groupe. Danseurs et carnavaliers déboulent ensuite à grands pas énergétiques et décidés, ils sont suivis
des musiciens.
Traditionnellement, les groupes carnavalesques guadeloupéens sont classés selon leur système de musique en trois catégorie :
-Les groupes à cuivre (ex.Waka).Ces groupes utilisent des instruments fabriqués de manière artisanale (exemples :caisses claires, gros tambours en plastique, conques de lambi, chachas,etc).
-Les groupes à peau (ex. Akiyo). Ce sont des groupes traditionnels indépendants.Ils utilisent de petits tambours couverts de peau d'animal,(ex.cabri), des fouets et d'autres instruments
traditionnels.
-Les groupes de synthétiseurs (ex.Volcan).Ces groupes existent depuis dix ans.En plus des instruments traditionnels, ils ont recours aux instruments plus modernes (ex.synthétiseurs, basses,
micros...).Par ailleurs citons les groupes :kontak, nou mèm de Pointe-Noire, mango dlo de Basse-Terre, 50/50 du carénage,etc.
source : www.atout-guadeloupe.com

Le groupe Voukoum de Basse-terre. Mouvman Kiltirel Gwadloup.
Par Erika
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Une des spécificités du carnaval martiniquais est la dérision. Les carnavaliers dénoncent ou tournent en dérision un fait marquant de l'actualité. Le président de la république française et ses
épouses, la guerre, le séisme, Laure Manaudou, la précarité inspirent les enfants de vaval 2008.
Sarkozy sortant de jogging du dimanche porte Rama.
Je m'appelle Rama Yade, je veux travailler plus pour gagner plus.
Par Erika
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"Marianne la peau
figue".
Au début du siècle dernier il y avait un cirque à Saint-Pierre et une des attractions était l'ours Marianne et son dompteur. Le spectacle faisait fureur et les gens venaient de très loin voir
Marianne. Mé an jou, Marianne chapé ! L'ours en fuite effrayait les habitants de la ville. Aussi, durant les jours gras qui suivirent un des costumes fut celui de l'ours réalisé à l'aide de
feuille de bananes séchées.
Ainsi naquit Marianne la peau figue
Par Erika
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Un des personnages du carnaval martiniquais est Caroline.
Caroline est une jeune femme qui louche. Elle vit avec un mari alcoolique qui tous les soirs s'en va boire dans les bars de la commune. Et tous les soirs, Karolin zyé kokli (ou zyé loli) s'en va
chercher son homme pour le ramener chez lui en le portant sur son dos.
Ce personnage a une symbolique forte, il représente la Femme antillaise, le poto mitan du foyer qui n'hésite pas à se ceindre les reins.
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Par Erika
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Pa bizwen alé Rio, isi-a sé kraché difé
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Bravo vaval bravo ! (Loulou Boislaville)
Manmay-la mwen vini wè zot
Bravo vaval
bravo !
Mwen vini pou fè zòt chanté
Bravo vaval
bravo
Lanné tala pani pléré
Bravo baval
bravo
Lannè tala sé pou soté
Bravo vaval bravo
Par Erika
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