Présentation

Who am I ?

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Who am i ?

Dimanche 21 octobre 2007

HOQUET

 

Et j'ai beau avaler sept gorgées d'eau

trois à quatre fois par vingt-quatre heures

me revient mon enfance

dans un hoquet secouant

mon instinct

tel le flic le voyou

Désastre

parlez- moi du désastre

parlez-m'en 

Ma mère voulant un fils très bonnes manières à table

Les mains sur la table

le pain ne se coupe pas

le pain se rompt

le pain ne se gaspille pas

le pain de Dieu

le pain de la sueur du front de votre Père

le pain du pain 

Un os se mange avec mesure et discrétion

un estomac doit être sociable

et tout estomac sociable

se passe de rots

une fourchette n'est pas un cure-dent

défense de se moucher

au su et au vu de tout le monde

et puis tenez-vous droit

un nez bien élevé

ne balaye pas l'assiette

Et puis et puis

Et puis au nom du Père

du fils

du Saint-Esprit

à la fin de chaque repas

Et puis et puis

et puis désastre

parlez-moi du désastre

parlez-m'en

 

Ma mère voulant d'un fils memorandum

Si votre leçon d'histoire n'est pas sue

vous n'irez pas à la messe

dimanche

avec vos effets du dimanche

Cet enfant sera la honte de notre nom

cet enfant sera notre nom de Dieu

Taisez-vous

 

Vous ai-je dit ou non qu'il vous fallait parler français

le français de France

le français du français

le français français

Désastre

parlez-moi du désastre

parlez-m'en

 

Ma mère voulant d'un fils fils de sa mère

Vous n'avez pas salué la voisine

encore vos chaussures sales

et que je vous y reprenne dans la rue

sur l'herbe ou la Savane

à l'ombre du Monument aux Morts

à jouer

à vous ébattre avec Untel

avec Untel qui n'a pas reçu le baptême

 

Ma mère voulant un fils très do

très ré

très mi

très fa

très sol

très la

très si

très do

ré-mi-fa

sol-la-si

do

Il m'est revenu que vous n'étiez encore pas

à votre leçon de vi-o-lon

Un banjo

vous dites un banjo

comment dites-vous

un banjo

Non monsieur

Vous saurez qu'on ne souffre chez nous

ni ban

ni jo

ni gui

ni tare

les mulâtres ne font pas ça

laissez donc ça aux nègres  

Léon Gontran Damas, Pigments, Présence Africaine,1939.

 

par Erika publié dans : Poésie antillaise communauté : Antilles
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 21 octobre 2007

DSC00143.JPG

De son vrai  nom  Ernesto Rafael Guevara de la Serna il est surnommé le Che. Né en Argentine le 14 juin 1928, il meurt le dimanche 9 octobre 1967. (merci à catherine D) 

Voici quelques citations du révolutionnaire le plus célèbre du monde :

 

"PLUTOT MOURIR VITE ET DEBOUT QUE DE SE CONSUMER LENTEMENT ET À GENOUX."

Ernesto Che Guevara

 

"SOYEZ REALISTE: DEMANDEZ L'IMPOSSIBLE."

Ernesto Che Guevara

 

« Il faut s’endurcir, sans jamais se départir de sa tendresse »

Ernesto Che Guevara

 

 

Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire."
Ernesto Che Guevara



"Qu'importe où nous surprendra la mort ; qu'elle soit la bienvenue pourvu que notre cri de guerre soit entendu, qu'une autre main se tende pour empoigner nos armes, et que d'autres hommes se lèvent pour entonner les chants funèbres dans le crépitement des mitrailleuses et des nouveaux cris de guerre et de victoire."
Ernesto Che Guevara


"L'ONU est d'une inefficacité qui confine au ridicule et au tragique; les armées de tous les pays d'Amérique sont prêtes à intervenir pour écraser leurs peuples."
Ernesto Che Guevara



"Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme et un appel vibrant à l'unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain : les Etats-Unis."
Ernesto Che Guevara


"Si le communisme ne devait pas conduire à la création d'un homme nouveau, il n'aurait aucun sens."
Ernesto Che Guevara

 

Dans une révolution (si elle est véritable), on doit triompher ou mourir. 
Ernesto Che Guevara

 


 « Vous me demandez ce qui me pousse à l’action ? C’est la volonté de me trouver au coeur de toutes les révoltes contre l’humiliation, c’est d’être présent, toujours et partout, chez les humiliés en armes »

Ernesto Che Guevara

 

par Erika publié dans : Cuba communauté : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Samedi 20 octobre 2007



Where are your monuments, your battles, martyrs?
Where is your tribal memory? Sirs,
in that gray vault. The sea. The sea
has locked them up. The sea is History.

First, there was the heaving oil,
heavy as chaos;
then, likea light at the end of a tunnel,

the lantern of a caravel,
and that was Genesis.
Then there were the packed cries,
the shit, the moaning:

Exodus.
Bone soldered by coral to bone,
mosaics
mantled by the benediction of the shark's shadow,

that was the Ark of the Covenant.
Then came from the plucked wires
of sunlight on the sea floor

the plangent harp of the Babylonian bondage,
as the white cowries clustered like manacles
on the drowned women,

and those were the ivory bracelets
of the Song of Solomon,
but the ocean kept turning blank pages

looking for History.
Then came the men with eyes heavy as anchors
who sank without tombs,

brigands who barbecued cattle,
leaving their charred ribs like palm leaves on the shore,
then the foaming, rabid maw

of the tidal wave swallowing Port Royal,
and that was Jonah,
but where is your Renaissance?

Sir, it is locked in them sea sands
out there past the reef's moiling shelf,
where the men-o'-war floated down;

strop on these goggles, I'll guide you there myself.
It's all subtle and submarine,
through colonnades of coral,

past the gothic windows of sea fans
to where the crusty grouper, onyx-eyed,
blinks, weighted by its jewels, like a bald queen;

and these groined caves with barnacles
pitted like stone
are our cathedrals,

and the furnace before the hurricanes:
Gomorrah. Bones ground by windmills
into marl and cornmeal,

and that was Lamentations -
that was just Lamentations,
it was not History;

then came, like scum on the river's drying lip,
the brown reeds of villages
mantling and congealing into towns,

and at evening, the midges' choirs,
and above them, the spires
lancing the side of God

as His son set, and that was the New Testament.

Then came the white sisters clapping
to the waves' progress,
and that was Emancipation -

jubilation, O jubilation -
vanishing swiftly
as the sea's lace dries in the sun,

but that was not History,
that was only faith,
and then each rock broke into its own nation;

then came the synod of flies,
then came the secretarial heron,
then came the bullfrog bellowing for a vote,

fireflies with bright ideas
and bats like jetting ambassadors
and the mantis, like khaki police,

and the furred caterpillars of judges
examining each case closely,
and then in the dark ears of ferns

and in the salt chuckle of rocks
with their sea pools, there was the sound
like a rumour without any echo

of History, really beginning.


Derek Walcott
 

Né en 1930 à Castries (Sainte-Lucie), il étudie à l'université des Antilles de la Jamaïque et publie ses premiers poèmes en 1948. Il est connu pour son poème épique Oméros, qui est une adaptation de l'Iliade aux Caraïbes. En 1992, le prix nobel de littérature est décerné au Sainte-Lucien.

par Erika publié dans : Poésie antillaise communauté : Antilles
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 17 octobre 2007

Connaissiez-vous l'existence d'un peuple de Caraibes noirs ? peuple libre
300px-Saint-Vincent-and-the-Grenadines-CIA-WFB-Map.png
Les Garifunas

L’origine du nom :

Le mot Garifuna proviendrait de la racine arawak karina qui se serait transformée en Callinagu, Garinagu et Karifouna. Le mot Garifuna,  signifie «mangeur de manioc». Les Espagnols avaient appelé les Garifunas : Caribes, ce qui signifiait «cannibales»; ce même terme est à l'origine du mot «Caraïbes» pour désigner la région 

L’histoire des Garifunas commence au XVIe siècle dans les Petites Antilles au moment où les Européens colonisèrent la région et y transportaient des esclaves noirs pour les faire travailler dans leurs plantations. Certaines îles furent négligées par les Espagnols, dont Saint-Vincent et la Dominique. Ce sont les Amérindiens caraïbes d’origine arawak qui y habitaient. Ils réussirent pendant longtemps à tenir tête aux Britanniques et aux Français, pour conserver leur territoire à l’abri des puissances coloniales.

 Caraïbes noirs et Caraïbes rouges

En 1635, des navires négriers firent naufrage au large de l’île Saint-Vincent (alors Yurumein). Plusieurs esclaves réussirent à échapper à la mort et se réfugièrent à Saint-Vincent où les Amérindiens arawaks — les Caraïbes — les accueillirent. Les Caraïbes, de la tribu des Kalipuna, permirent aux Africains de s’établir sur leur île. Les Noirs finirent par conquérir les Arawaks et épousèrent les femmes autochtones. Au cours des décennies suivantes, d’autres naufragés s’y retrouvèrent également. La nouvelle s’était répandue dans les Antilles qu’une île — Yurumein — était un «paradis» pour les esclaves marrons. La plupart des réfugiés épousèrent des Caraïbes, ce qui créa un peuple, appelé en français Caraïbes noirs (en anglais: Black Karibs; en espagnol: Caribes Negros), par opposition aux Arawaks appelés traditionnellement par les Français Caraïbes rouges (par allusion aux «Peaux-Rouges du Canada); en anglais et en espagnol, les autochtones sont associés aux Asiatiques, d'où le nom de Yellow Karibs en anglais et de Caribes Amarillos (jaunes) en espagnol.

Les Caraïbes noirs ou Garifunas ou se métissèrent, puis adoptèrent non seulement la langue des Caraïbes rouges, mais également leur culture et leur mode de vie. Mais les Noirs adaptèrent la langue des Caraïbes de façon très particulière en distinguant une variété parlée par les hommes et une autre employée par les femmes à partir d'un fond grammatical commun.  Par la suite, le garifuna évoluera vers une forme commune entre les hommes et les femmes.  

source : mensuel de l'agence Air Caraibes ( avril 2006)

par Erika publié dans : Saint-Vincent communauté : Antilles
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 17 octobre 2007

L’arrivée des Français

En 1660, un traité franco-anglo-caraïbe garantit aux Caraïbes l’entière propriété des îles de la Dominique et de Saint-Vincent. Mais la tension finit par monter entre Caraïbes noirs et Caraïbes rouges, au point où les deux peuples divisèrent l’île Saint-Vincent en 1700: les Noirs à l’est, les Rouges à l’ouest. En réalité, ce fut le gouverneur de la Martinique qui décréta que la moitié est de Saint-Vincent serait attribuée aux Noirs et la moitié ouest aux Rouges. Craignant sans doute la domination des Caraïbes noirs et la mainmise des Anglais, les Caraïbes rouges autorisèrent les Français à établir des colonies en 1719. Ceux-ci envoyèrent des missionnaires chez les tous les Caraïbes et finirent par établir des relations relativement pacifiques avec les deux peuples caraïbes de l’île. Décimés par les guerres et les maladies, les Caraïbes rouges finirent par disparaître, laissant les Caraïbes noirs comme les uniques héritiers de leur langue et de leur culture. 

 
Une nation libre et indépendante

Puis, entre 1763 et 1783, Britanniques et Français se disputèrent le contrôle de Saint-Vincent, bien que le traité de Paris de 1763 avait reconnu les îles Saint-Vincent et la Dominique comme des îles «neutres». Les Britanniques tentèrent à plusieurs reprises d’occuper Saint-Vincent, mais les Caraïbes noirs se révélèrent de forts bons guerriers et réussirent à les repousser; ils infligèrent même une cuisante défaites aux Anglais qui durent leur reconnaître le droit d’exister comme «nation indépendante».

La défaite

Mais, en 1782, le traité de Versailles accorda aux Anglais la possession de l’île Saint-Vincent; les Caraïbes ou Garifunas furent alors livrés à leurs pires ennemis. Les Britanniques fondèrent des plantations de canne à sucre et firent venir des esclaves africains pour y travailler, mais les Français encouragèrent les Garifunas à s’opposer à la colonisation britannique. En 1796, unis sous le commandement de leur chef, Joseph Chatoyer, les Garifunas repoussèrent les Britanniques le long de la côte ouest vers Kingstown. Lorsque, quelque temps après, Chatoyer fut tué dans un combat singulier par un Anglais et que les Français durent laisser tomber leurs alliés, les Garifunas furent définitivement vaincus.

Les Britanniques ne pouvaient accepter que des Noirs soient libres sur l’île vaincue et qu’ils continuent de vivre parmi eux, comme des Blancs. Comme c’était la coutume anglaise à l’époque, il fallait liquider les populations jugées indésirables. Les Anglais pourchassèrent tous les Garifunas pour les emprisonner, brûlant au passages les maisons, prenant le bétail et tuant dans la mêlées des centaines de résistants. Puis, le 15 juillet 1796, Henry Dundas, le secrétaire d’État britannique à la guerre, ordonna au major-général Sir Ralph Abercromby de transporter les 4300 prisonniers garifunas sur l’île déserte de Baliceaux dans les Grenadines, en attendant qu’une décision soit prise sur leur sort. Mais là, la moitié d'entre eux mourut de la fièvre jaune en raison des mauvaises conditions de détention et d'alimentation. Pendant ce temps, les Britanniques continuèrent la chasse et détruisirent toutes les cultures de façon à affamer les survivants.

 La déportation

Afin d’empêcher toute nouvelle résistance, le gouvernement britannique décida finalement de déporter la plupart des Garifunas. Le 26 octobre 1796, il fit embarquer sur des bateaux 5080 d’entre eux et les fit larguer sur la petite île hondurienne de Roatán, après avoir chassé la garnison espagnole qui occupait l’endroit. 

Mais, ce 11 avril 1797, les Anglais ne laissèrent sur l’île de Roatán que 2248 Garifunas, les autres ayant péri au cours du long voyage. Les Garifunas qui étaient restés à Saint-Vincent furent conduits dans des colonies pour travailler dans le nord de l’île (où leurs descendants demeurent toujours).Garifuna-SanIsidro-1996-05-2.jpg

Garifuna-SanIsidro-1996-05-2.jpg

Garifuna-SanIsidro-1996-05-2.jpg
par Erika publié dans : Saint-Vincent communauté : Antilles
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 7 octobre 2007
Le mythe de sésé explique l'origine des Caraïbes, communauté précolombienne :

campscen.jpg
Il y avait jadis un Indien Arawak qui recommanda à sa fille Sésé de ne pas se baigner dans un bassin de la rivière quand elle n'était pas bien portante. Un jour, Sésé, oubliant le conseil, alla s'y baigner alors qu'elle était indisposée. Or, dans ce bassin vivait un serpent " tête chien " qui, s'emparant de la fille, la rendit mère. Cependant, cet animal se transformait en homme chaque nuit, et la fille pris l'habitude d'aller le rejoindre près de la rivière, à l'insu de ses parents, lorsque le jour était tombé. Sésé mit un enfant au monde dans la case de sa mère et bientôt, chaque nuit, ce petit pris ses ébats dans le bassin avec son père. Lorsque le jour paraissait, tous rentraient au carbet, le serpent étant caché dans le ventre de Sésé.


Le frère de celle-ci se demandait depuis longtemps pourquoi Sésé avait des graines de balata sans hache pour couper. Un soir, il la suivit: elle se dirigea vers un gros pied de balata où elle s'arrêta, alors le serpent sorti de son ventre, monta à l'arbre, puis, soudain transformé en homme, secoua les branches pour en faire tomber des graines. Tout ceci fâcha le jeune home qui décida de tuer le serpent, ce qu'il fit le lendemain au moment où l'animal montait de nouveau dans l'arbre; Il le coupa en mille pièces. Sésé, toute peinée, ramassa jusqu'aux plus petit morceaux; elle les enterra et les recouvrit de feuilles.


Quelques lunes après, tandis qu'il chassait de ce côté, son frère entendit venir un grand bruit qui s'arrêta où le serpent était enterré; s'étant approché, il trouva là quatre cases pleines d'indiens: c'était les fils du serpent de Sésé qui furent les premiers Caraïbes. Ceux d'une case étaient content de voir leur oncle Arawak, mais ceux des trois autres cases étaient fâchés parce qu'il avait tué le serpent. Toutefois, les chefs conseillèrent de ne pas tuer leur oncle.


Caraïbes et Arawaks échangèrent des cadeaux et vécurent comme des amis jusqu'au jour où Sésé , devenue vieille et toujours inconsolée, dit aux Caraïbes ses fils de tuer un petit Arawak pour venger le serpent. Ainsi fut fait. Mais les Arawaks tuèrent un petit Caraïbe. C'est comme cela que commença la guerre entre les Caraïbes et les Arawaks qui sont ennemis jusqu'à aujourd'hui.


Extrait de J.B. DELAWARDE, Les derniers Caraïbes, leur vie dans une réserve de la Dominique.
In: "Journal de la Société" des Américanistes, Tome XXX.

par Erika publié dans : Dominique communauté : Antilles
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 30 septembre 2007


Prière d'un petit enfant nègre

Seigneur
je suis très fatigué
je suis né fatigué
et j'ai beaucoup marché depuis le chant du coq
et le morne est bien haut qui mène à leur école
Seigneur je ne veux plus aller à leur école ,
faites je vous en prie que je n'y aille plus
Je veux suivre mon père dans les ravines fraîches
quand la nuit flotte encore dans le mystère des bois
où glissent les esprits que l'aube vient chasser
Je veux aller pieds nus par les sentiers brûlés
qui longent vers midi les mares assoiffées
je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers
je veux me réveiller
lorsque là bas mugit la sirène des blancs
et que l'usine
ancrée sur l'océan des cannes
vomit dans la campagne son équipage nègre
Seigneur je ne veux plus aller à leur école
faites je vous en prie que je n'y aille plus
Ils racontent qu 'il faut qu'un petit nègre y aille
pour qu'il devienne pareil
aux messieurs de la ville
aux messieurs comme il faut;
Mais moi je ne veux pas
devenir comme ils disent
un monsieur de la ville
un monsieur comme il faut
Je préfère flâner le long des sucreries
où sont les sacs repus
que gonfle un sucre brun
autant que ma peau brune
Je préfère
vers l'heure où la lune amoureuse
parle bas à l'oreille
des cocotiers penchés
écouter ce que dit
dans la nuit
la voix cassée d'un vieux qui raconte en fumant
les histoires de Zamba
et de compère Lapin
et bien d'autres choses encore
qui ne sont pas dans leur livre .
Les nègres vous le savez n'ont que trop travaillé
pourquoi faut il de plus
apprendre dans des livres
qui nous parlent de choses
qui ne sont point d'ici .
Et puis
elle est vraiment trop triste leur école
triste comme
ces messieurs de la ville
ces messieurs comme il faut
qui ne savent plus danser le soir au clair de lune
qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds
qui ne savent plus conter de contes aux veillées
Seigneur je ne veux plus aller à leur école.

GUY TIROLIEN,
Balles d'or

tirolien.jpg

par Erika publié dans : Poésie antillaise communauté : Antilles
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 26 septembre 2007

francisco.jpg
Enmen la vi

La vi-a bèl !

Tan pi pou sa ki pa lé konnèt’ la vi

Tan pi pou sa ki pa lé  !!

 

Enmen la vi

La vi-a bèl !

Tan pi pou sa ki pa lé konnèt’ la vi

Tan pi pou sa ki pa lé !!

 

Mwen pé ké janmen viéyi

Pas mwen enmen tròp la vi

Mwen pa lé ni piès sousi

Sé poutji mwen ka di

 

Enmen la vi

La vi-a bèl !

Tan pi pou sa ki pa lé konnèt’ la vi

Tan pi pou sa ki pa lé !!

 

 

Auteur-compositeur-interprète

Frantz Charles-Denis , dit «  FRANCISCO », né en 1932 à Fort-de-France.

CD « Martinique magique »,1991.

par Erika publié dans : Chanson antillaise communauté : Antilles
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 26 septembre 2007

avril-2007-128.jpg



D’où vient la langue créole ?

 

Le terme de créole possède deux étymologies, l'une portugaise (crioulo), l'autre, espagnole (crioullo), qui viennent du même mot latin criare, signifiant «nourrir, élever» ou plus précisément «serviteur nourri dans la maison». Une personne qu'on appelait «Créole» désignait d’abord quelqu’un qui avait été «élevé sur place», c’est-à-dire «qui est du pays». Le mot a servi avant tout à désigner l'enfant blanc né et élevé dans les colonies européennes ou d'outre-mer: Martinique, Guadeloupe, Guyane française, Réunion, Louisiane, etc. 

Par la suite, le mot créole a été employé pour désigner la population noire — on parlait alors de «Créoles de couleur» — et, par voie de conséquence, la langue de cette population, le créole. Être créole, c'était donc, avant tout, naître sur les terres des colonies. [1]
 

Aujourd'hui, le substantif créole est employé, avec des sens divers, pour désigner des personnes, mais il s'applique surtout à des langues mixtes. En effet, le créole est un phénomène linguistique d’importance considérable. Tout créole est essentiellement le résultat du mixage de langues différentes. Il existe plusieurs créoles, mais ce sont tous des langues mixtes qui se sont formées aux XVIe et XVIIe siècles durant la traite des Noirs organisée par les puissances coloniales de l'époque, particulièrement la Grande-Bretagne, la France, le Portugal, l'Espagne, les Pays-Bas etc…

 Les créoles ne se sont pas formés dès l'apparition de l'esclavage, mais un peu plus tard, lorsque les plantations se développèrent et firent appel à une main d’œuvre massive d’hommes et de femmes venus d’Afrique. Les premiers esclaves durent apprendre le français, le portugais, l'espagnol, le néerlandais ou l'anglais, selon le cas («sociétés d'habitation»). L’esclavage aboli, l’usage du créole reste assimilée par les nouveaux libres et plus tard leurs descendants à la souffrance, à l’esclavage à la récolte de la canne à sucre. La langue française au contraire est considérée comme valorisante et noble, son emploi comme un échappatoire à cette souffrance. C’est pourquoi durant longtemps il était interdit de parler créole dans les familles.



in CHAUDENSON, Robert. «Les créoles à base française» dans Les langues de France, Paris, PUF

 

par Erika publié dans : Coup de coeur communauté : Antilles
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 20 septembre 2007

Bwa Brilé
Lè mwen lévé lé maten
Mwen ka pran bout kod’ la
Mwen ka maré ren mwen
pou mwen ay fè tren mwen
é gadé zannimo mwen

Lè'y sizè mwen fini
Mwen ka pran gran wou-a
Mwen ka lévé zyé mwen
Pou mwen mandé kouraj
"à la divinité "

pou i pé ba mwen
an mannyé pou mwen pa sa santi
lanmizé mwen (bis)
Bondyé fè mwen pou sa
I ba mwen an bwa brilé.
I ba mwen anpil san
é mwen byen rézistan
Dapré lé esploitan
man pa bel
i pa bel konpan mwen.
Nou pa fèt pou "le luxe"
pa menm pou "le calice"
nou ni dwatèt admi
dapré sa mwen ka wè,
é mwen ka tann, é sa listwa kité ba nou, vié frè
"dans les archives". (bis)

Non nou sé "Bwa Brilé"
Tjé nou pa diféran.
Bondyé fè nou pou sa
i ka ba nou dé non blan.
Otis té "Bwa Brilé"
i té ni an non blan.
Louis Amstrong té "Bwa Brilé"
ité ni an non blan.

Non nou sé bwa brilé,
Tjé nou pa diféran
Bondyé fé nou pou sa
I ka ban ou dé non blan
Bwa brilé

auteur compositeur interprète : Eugène Mona
(Tala sé an spésyal dédikas ba musyeu A. lonnè,rèspé,limyè)

par Erika publié dans : Chanson antillaise communauté : Antilles
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Kalandrié- Calendar-

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Caribbeangirlblog

Rechercher

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus