Le film consacré à la vie d'André Aliker nécessite 85.000 euros, un comité de soutien a été crée, ils répondent au : 0596 78 85 76
Sé grenn diri ka fè sak diri
Un blog dédié à notre Caraïbe, le 7 èm continent !
Pierre Aliker est né le 9 février 1907 au Lamentin en Martinique.
A 28 ans, alors étudiant, il perd son frère, André Aliker, journaliste communiste assassiné à Case-Pilote. Pierre Aliker ne se consola jamais de cette disparition, c’est pourquoi il porte encore et toujours des costumes en lin blanc en signe de deuil. Chirurgien de profession il fut, par la suite, aux côtés d’Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France de 1945 à 2001. A 40 ans pour l’un et 33 ans pour l’autre, ils réussirent l'impensable, battre lors des élections municipales le grand Joseph Lagrosillère. Désormais à la tête d’une ville de 45 000 habitants ils avaient pour mission de loger, éduquer, soigner une population sortant des campagnes martiniquaise arrivée là en raison de la crise sucrière.
Le 20 avril 2008, une terrible mission attendait celui que nous appelons affectueusement
docteur Aliker. Il était le seul à pouvoir s’exprimer face au cercueil du chantre de la négritude. « La Martinique a perdu le plus fidèle de ses fils »…
Comment ? Un fils ? Mais docteur il est appelé Papa non ?! Aimé Césaire serait donc pour vous un des fils de la Martinique ??!!
« L’intérêt général ne devait pas se noyer dans les eaux glacées des intérêts privés »
Cette phrase déclarée face à N. Sarkozy, avait une saveur ineffable. Effectivement, des hommes politiques qui ne se sont pas enrichis au cours de leur mandature, nous n’en connaissons pas beaucoup ! je citerai à la volée Mandela, Gandhi, Castro………je cherche encore…………et encore…………………je n’en trouve pas…..
Une terrible pression atmosphérique régnait dans les gradins du stade portant son nom. Les acclamations du public regorgeaient de fierté à chacune de ses hésitations. Elles semblaient lui dire « courage docteur ! ». Et lorsqu’à la fin il affirma « les spécialistes de la question martiniquaise ce sont les martiniquais eux-mêmes », l’ovation était plus forte que jamais.
Le plus fier d’entre nous était certainement Aimé Césaire !
A un journal de l’île, Pierre Aliker affirma : « Quand la mort viendra, je l’embrasserai sur les deux joues et je lui dirai pourquoi viens tu si tard ? »
Peut être vous répondra t-elle docteur, parce que la Martinique avait besoin de vous, jusqu’au bout…
Merci Docteur Aliker
Erika S.
photo : avaltar
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