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Haïti

Mardi 15 avril 2008


Le 18 mai 1803, à l'Arcahaie, Dessalines dans un geste violent, arracha la partie blanche du drapeau français et présenta à ses frères et soeurs rassemblés les deux côtés bleu et rouge, formant ainsi le bicolore de la révolution haitienne.  Il symbolisa l'union entre le noir et le mulâtre. Une jeune fille aurait été chargée de coudre alors le drapeau. Ainsi prit naissance la légende de Catherine Flon, la belle mulâtresse de l'Arcahaie, celle dont les longs cheveux servirent à coudre le drapeau de l'armée indigène.


Haitian banknote featuring Catherine Flon
La deuxième version veut qu'une fille de Dessalines fut maltraitée par un colon sur l'habitation. Dessalines ayant vu sa fille en sang, aurait déchirée sa jupe bleue, pris son foulard rouge et demandé à Catherine Flon de les réunir en s'exclamant: «Jamais, plus jamais, un Francais ne frappera nos filles. Liberté ou la mort».

On présente en faveur de cette version l'argument que le bleu du drapeau haïtien ne serait pas identique au bleu francais.



Source : J.C.Dorsainvil, Histoire d'Haïti.


Par Erika
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Jeudi 3 janvier 2008

Le dimanche 1er janvier 1804, l'île de Saint-Domingue devient indépendante au terme d'une longue et meurtrière guerre de libération.

L'ancienne colonie française devient le premier État noir des Temps modernes et le deuxième État indépendant des Amériques (après les États-Unis). Elle adopte pour l'occasion le nom que lui donnaient les IndiensTaïnos avant l'arrivée de Christophe Colomb: Haïti

Toussaint Louverture, le héros de la guerre de libération, ayant été fait prisonnier par traîtrise et envoyé au fort de Joux, dans le Jura français, c'est l'un de ses lieutenants, un ancien esclave noir du nom de Jean-Jacques Dessalines, qui prend le pays en main.  

 

L'indépendance est proclamée sur la place d'armes des Gonaïves, en présence d'une immense foule en costumes chatoyants.

Dans la foulée, Jean-Jacques Dessalines reçoit de ses lieutenants le titre de gouverneur général à vie que portait Toussaint Louverture avant sa capture.

Par Erika
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Jeudi 25 octobre 2007

                                                      Le bon sens

 

Devant les réactions provoquées par les déclarations d’intention du Président de la République  d’entamer et/ou de poursuivre les consultations pour doter le pays d’une Charte fondamentale mieux adaptée à la réalité du pays et de mettre en place un Conseil électoral provisoire équilibré, composé de citoyens fiables, nous ne pouvons nous empêcher de procéder à une analyse exhaustive des faits afin de faciliter la compréhension de tous par rapport à de potentielles réformes.

 

Tout d’abord, la Constitution de 1987 a été votée dans l’euphorie du seul fait que son article 291 a écarté les macoutes. Personne avait jugé bon des lors d’alerter l’opinion publique sur les failles de ladite constitution qui dans l’ensemble, hormis certains articles  de portée universelle, se révèle un copier-coller des textes étrangers n’ayant rien à voir avec la réalité haïtienne. Sur ce, le Président a raison quand il allègue que la Constitution de 1987 est source d’instabilité dans la gouvernance du pays. On ne peut le nier, sans placer les intérêts mesquins au dessus du bien-être de la collectivité, car après vingt ans, on n’arrive pas à l’appliquer. Le peuple haïtien a besoin d’une Loi-Mère conforme à ses coutumes et facile d’application.

 

Aujourd’hui, on s’étonne de constater que des citoyens, en l’occurrence, madame Mirlande Manigat, nonobstant qu’elle a utilisé toutes ses forces à promouvoir la réforme de la Constitution de 1987 comme son cheval de bataille, s’esquive sous le prétexte que le moment n’est pas approprié. Alors, il le sera quand madame Manigat sera à la tête du pays. D’autres voix s’élèvent en appréhendant une dictature à l’horizon. C’est le cas de Me Samuel Madistin qui oublie son rôle de professionnel et se comporte en véritable chef d’opposition. Récemment, dans l’affaire du CEP, il a rapporté : dans un pays sérieux, le ministre des Relations entre le Parlement et l’Exécutif aurait démissionné. Oui, mais il doit comprendre aussi qu’un tel CEP n’y aurait pas existé.  En effet, la légèreté dont font montre quelques uns de nos compatriotes ouvre la voie à la banalisation de la dictature. Nous pensons qu’il faut faire attention si nous avons un peu de respect pour les victimes.

 

Maintenant, allons-nous voir les leçons apprises et les expériences vécues des vingt années d’existence de la Constitution de 1987 et d’en tirer certaines leçons qui nous permettrons d’y apporter les corrections nécessaires.  

 

Les constituants de 1987 ont négligé l’apport  des Haïtiens vivant à l’étranger dans l’économie du pays et ont adopté les règles désuètes dans la définition de la nationalité haïtienne. Nous recommandons que les articles 10 à 15 traitant de la nationalité haïtienne soient revus et corrigés afin de permettre aux Haïtiens de l’extérieur de garder leur citoyenneté haïtienne.

 

Au niveau des collectivités territoriales et de la décentralisation, les expériences vécues ne nous permettent pas de matérialiser en quoi la nouveauté de la Constitution de 1987 est bénéfique pour la population. Par conséquent,  nous recommandons que les articles 62 à 87 soient remaniés afin d’alléger l’appareil administratif et le fardeau financier de  l’État et d’éliminer toutes formes de discrimination aux potentiels candidats.

 

Au chapitre du pouvoir législatif,  les leçons tirées  nous permettent de confirmer que les coûts sont trop élevés et les résultats des élections tardent trop à être communiqués. Par conséquent, nous recommandons que les députés et les sénateurs soient élus à la majorité simple des suffrages exprimés. Les votes nuls doivent être vérifiés et ne sont pas comptés. Il en est ainsi des votes blancs afin d’empêcher la fraude. Outre les articles 90-1 et 94-2, les articles 91 et 96 doivent être revus et corrigés afin d’empêcher toutes formes de discrimination.

 

L’article 97 n’a aucune justification. Les parlementaires peuvent approuver ou rejeter une nomination, ils n’ont pas à soumettre des nominations pour constituer la Cour de cassation. C’est une des rares clauses   non copiée et collée de la Constitution de 1987.

 

En ce qui concerne le pouvoir exécutif, les balises mises de l’avant par les constituants de 1987 pour soi-disant écarter la Présidence à vie représente une entorse à la démocratie et un handicap à la continuité du développement économique. Nous recommandons que les articles 133, 134, 134-3 et 135 soient mis en discussions et orientés ainsi :

 

Article 133. Le pouvoir exécutif est exercé par le  Président de la République, Chef de l’État. Le poste de Premier ministre est éliminé. Nos explications suivent un peu plus loin.

 

Article 134. Le Président de la République est élu au suffrage universel direct à la majorité absolue des votants. Les votes nuls doivent être vérifiés et ne sont pas comptés. Il en est ainsi des votes blancs afin d’empêcher la fraude.  Par contre, si un candidat mène sur son rival le plus proche par 25 points ou plus, un second tour n’est pas nécessaire. Il est élu au premier tour.

 

Article 134-3. Les élections présidentielles ont lieu tous les cinq ans et un candidat peut être réélu en autant de fois que les électeurs le jugent nécessaire. À cet égard, nous citons l’article 21.3 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui se lit ainsi : ``La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote``.

 

Article 135, toutes formes de discrimination doivent être éliminées.

 

 

Revenant au poste de Premier ministre.  Créé par la Constitution de 1987, ce poste n’est pas coutumier au peuple haïtien. Il ne faut pas mettre des structures en place sans tenir compte de la spécificité du pays en terme de ressources. Pour un petit État comme Haïti, cette allocation de ressources aurait pu être injectée ailleurs où elle serait plus bénéfique à la population. D’autant plus, les expériences vécues démontrent une duplication  ou un dédoublement des tâches et de rôle au sein des deux institutions. Il arrive souvent qu’un même dossier est traité à la Primature et à la Présidence. Il faut aussi souligner qu’à l’exception des pays du Commonwealth  ou ceux issus du système de Westminster dont tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du  Premier ministre, dans le cas des autres pays : c’est tout le contraire. Ce poste paralyse plus les activités de l’État qu’il les dynamise. Pour toutes ces raisons, nous pensons que le système présidentiel est mieux approprié à Haïti. (À SUIVRE pour les autres articles… )

 

À ceux-là qui objectent il faut passer par les modalités inscrites dans la Constitution de 1987 pour la modifier, nous les référons au projet d’amendement déposé devant la 47e Législature dont la 48e a tout simplement ignoré son existence. La diversion, c’en est assez, l’heure a sonné pour que les différents acteurs de la société haïtienne se prononcent  si oui ou non les Haïtiens de la diaspora sont des citoyens de second rang.

 

 

Finalement en ce qui concerne le Conseil électoral provisoire, compte tenu que :

 

-         la composition de l'actuel CEP est incompatible avec l'institution elle-même qui se veut indépendante;

-         les scandales auxquels l’actuel CEP fait face  et les plaintes déposées au Parquet contre certains membres dudit Conseil;

-         les membres d'un Conseil électoral doivent être des personnalités placées au-dessus de tout soupçon pour garantir la crédibilité des élections;

 

 

nous sommes d'opinion que le Président de la République doit prendre ses responsabilités  pour protéger cette institution  en continuant ses consultations afin d'arriver à un consensus pour mettre en place un nouveau CEP ayant la capacité de réaliser les élections indirectes et les partielles sénatoriales.

 

 

 

 

N.B. : Le contenu du texte n’engage que l’auteur lui-même. Le genre masculin est utilisé pour alléger le texte.

 

 

 

 

Férère COFFY

Observateur politique

 

Par Erika
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Vendredi 24 août 2007

Haiti-1Gourde-1992.jpg

La monnaie de l'île est la gourde, sur le billet est représenté Toussaint Louverture (1743-1803), héros emblématique de la lutte pour l'indépendace, l'émancipation et la République.

SodoTwo.jpg

Le vaudou est une des religions de l'île. cette femme habillée en toile de sac chante ses pétitions à ses Iwas. Les serviteurs du vaudou rendent hommage aux esprits dans un ordre spécifique appelé règleman.

ValcinKonbit.jpg

L'art haÏtien est incroyablement riche. La peinture naÏve ici, représentée représente un konbit. Le konbit, est l'équivalent de notre koudmen (coopération pour un travail). Les musiciens sur la peinture animent le konbit.

Par Erika
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Mercredi 8 août 2007




La capitale d'Haiti est Port-au-Prince, sa monnaie est la gourde. La langue parlée est le créole, c'est d'ailleurs après l'espagnol la langue la plus usitée dans la Caraibe. En effet, l'île compte près de 7,063,722 habitants (2002).
Par Erika
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Mercredi 8 août 2007

T049052A.jpg



Drapo a fèt ak 2 moso twal, menm longè, menm lajè. Moso twal ble a, anwo. Moso twal wouj la, anba. Tou le 2 moso twal yo kouche.
Nan mitan drapo a, sou yon ti moso twal blan, yon moso twal kare, y a fè desen yon pye palmis, ak yon bonèt wouj sou tèt pye palmis la.
Anba fèy palmis la, y a fè desen kèk zam ak kèk enstriman mizik.
Men sa y a ekri, anba, sou ti moso twal blan an: MEN ANPIL, CHAY PA LOU.

Extrait de la constitution haitienne 

Chez les Tainos Ayiti signifiait Terre des hautes montagnes ou La montagne dans la mer.
Le 1er janvier 1804, en déclarant l'indépendance du pays, Dessalines lui redonne le nom amérindien d'Haïti, désireux de rompre avec les appellations française et espagnole.
  • 1492 : Découverte de l'île par Christophe Colomb
  • 1517 : Autorisation de la traite des Africains par Charles Quint
  • 1685 : Promulgation du Code Noir par Louis XIV
  • 1791 : Révolte des esclaves
  • 1794 : Abolition générale de l'esclavage par la Convention
  • 1801 : Promulgation d'une constitution propre à Saint-Domingue par Toussaint Louverture
  • 1804 : Indépendance d'Haïti
  • 1826 : Reconnaissance de l'indépendance par la France contre une indemnité de 150 millions de francs-or
  • 1915-34 : Occupation américaine
  • 1957 : Élection de François Duvalier (papa doc)
  • 1971 : Jean-Claude Duvalier  (bébé doc) succède à son père le 22 Avril 1971
  • 1986 : Fuite et exil de Jean-Claude Duvalier (7 février 1986)
  • 1988 : Leslie Manigat porté au pouvoir suite aux élections organisées par l'armée (7 février 1988 - 20 juin 1988)
  • 1988 : Coup d'État d'Henri Namphy (20 juin 1988 - 18 septembre 1988)
  • 1988 : Coup d'État de Prosper Avril (18 septembre 1988 - 10 mars 1990)
  • 1990 : Intérim d'Ertha Pascal-Trouillot (18 mars 1990 - 7 février 1991)
  • 1990 : Élection de Jean-Bertrand Aristide (victime d'un coup d'État le 30 septembre 1991, il revint au pays le 15 octobre 1994 pour finir son mandat après trois ans d'exil)
  • 1996 : Élection de René Préval (7 février 1996 - 7 février 2001).
  • 2001 : Deuxième mandat de Jean-Bertrand Aristide
  • 2004 : Démission et exil forcé de Jean-Bertrand Aristide. Mise en place d'un gouvernement ad interim.
  • 2004 : Boniface Alexandre devient président provisoire (du 29 février au 14 mai 2006)
  • 2006 : Nouveau mandat de René Préval
A l'école, les programmes d'histoire s'arrête à 1957:
Par Erika
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Mercredi 8 août 2007
On sait qu'actuellement en Haiti, avec la baisse des tarifs douaniers au cours de ces 20 dernieres annees, les marches en Haiti sont envahis par des produits etrangers qui font une concurrence deloyale aux produits du terroir.



Par exemple, alors qu'Haiti etait presqu'autosuffisant en riz il y a 30 ans; aujourd'hui, le riz de Miami occupe plus de 60% du marche avec toutes les consequences que cela produit: abandon des terres, exil en ville, bidonvillisation, banditisme urbain, etc.



Le meme phenomene se produit pour la plupart des produits de premiere necessite: farine, sucre, lait, savon, etc.



Que peut faire la diaspora pour augmenter la production nationale en Haiti ?



Qu'attend-on, au niveau de la diaspora, pour lancer une campagne du "Consommons Haitien" ?



Une idee a laquelle je pense:



Beaucoup de memebres de la diaspora envoient de la nourriture a leurs parents en Haiti a travers des maisons de transfert. Vous auez devine que la nourriture provient de l'etranger. Pourquoi ne pas exiger que cette nourriture vienne du terroir ?



Je ne sais pas s'ile xiste des maisons de transfert "haitiennes a 100%", mais je crois que ce serait un bon coup de marketing pour une telle entreprise.



Votre opinion svp ?



Toutes vos idees meme celles qui semblent les plus farfelues sont bienvenues!
 
 
 

Marc Henry
Par erika sylvestre
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