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Samedi 6 juin 2009

 

Chez nous aux Antilles nous avons beaucoup de superstitions, des idées bien ancrées dans nos cabezas qui sont léguées bien souvent par nos grands parents. Elles sont  prononcées  comme un conseil ou une mise en garde lorsque nous faisons quelque chose ou qu’un fait nous arrive.

 
J’avoue ne pas croire à toutes les superstitions, mais respecter une par exemple, c’est faire un clin d’œil à la personne qui m’en a parlé et léguer à mon tour un peu du patrimoine, kontèl :

 

-         krazé an milpat i ké baw lajan

-         écrase un scolopendre  il te rapportera de l’argent

 

J’avoue n’avoir jamais tué de scolopendre, je ne puis donc témoigner et dire si i ka pòté lajan (lol)

 

-         si lanmen dwèt aw ka graté-w ou ké dépansé lajan, si sé gòch la ou ké ni lajan

-         si ta main droite te démange tu dépenseras de l’argent si c’est la gauche tu en gagneras 
 

-         pa jambé moun sinon i ké mò, alò déjambé-y

-         il ne faut pas enjamber une personne sinon elle mourra

 

-         pa kité chivé mò a tè, si an zwézo fè ni-y épi-y ou ké vini fou

-         il ne faut pas laisser traîner de cheveux morts car si un oiseau fait son nid avec on devient fou

 
ça c'est made in mamie , et il y avait une telle conviction dans son regard et sa voix que j'y crois dur comme fer jusqu'à aujourd'hui !

 

-         pa ofè moun parfun

-         il ne faut pas offrir de parfum car cela brise l’amitié

 

-         pa manjé zannana aprè an lafèt sinon ou ké malad

-         il ne faut pas manger d’ananas après une nuit blanche , cela rend malade

Celle ci  tient son origine de l’esclavage, elle vient des colons qui ne voulaient pas que les esclaves mangent les récoltes au petit matin.

 

Erika

Par Erika
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Lundi 31 mars 2008

Secrets d’époque…
la journée de l’amateur de rhum 


Dans la tradition locale, le rhum est une chose que l’on respecte. Auparavant, il existait des heures et des dénominations précises pour sa consommation :

- Le matin à jeun, vers 5h, on commençait par le « décollage » ou encore la «mise à feu », le bon réveil, indispensable à la mise en route du travailleur martiniquais. 

- Dès 9h, on pouvait boire le punch. En général il s’agissait du 
« sec » (rhum pur) ou du « feu » (rhum+ zeste de citron+13 grains de sucre).

- A 11h arrivait le « ti-lagoutte », la petite goutte de rhum, prémice du 
« ti punch » de midi.

- Vers midi et demie, on dégustait autour d’une table entre amis le 
« ti 50% », censé représenter la moitié du verre précédent. 

- A 15h, c’était « l’heure du Christ » puis à 17h, venait le « ti pape ». 

- Au début de l’après-midi, les « à toute heure » se prenaient au gré de l’humeur. On les appelait aussi des « ti-feu », ou des « ti-sec », des « CRS » pour la route (Citron-Rhum-Sirop). Sans oublier les « pété-pied », véritables coupe-jarrets qui mènent directement à la sieste,

- le « ti-punch » du soir et enfin la « partante ».



Le rite restait immuable et devait être effectué par le consommateur lui même (on ne servait pas le punch à quelqu’un) : le sirop était versé, le zeste pressé et enfin on mettait le rhum. Pour mélanger la mixture (cela s’ appellait « doucir » le punch), on tournait le verre tenu du bout des doigts dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Le punch absorbé (la tradition exigeait que ce soit fait en trois coups), on prenait le « crase », le coup de froid après le coup de feu. En Guadeloupe, la crase se nomme l'amortisseur.
Lorsque le décollage s’accompagnait d’un crase à l’eau de coco, on parlait alors d’un « cocoyage » et s’il s’agissait de « mabi », on buvait un « mabyage ». Plus simplement, eau plate ou gazeuse, chacun avait sa technique pour calmer le feu du rhum.


Ainsi s’achevait une journée typique de l’amateur de rhum.
N’oubliez pas que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération !



source : www.rhumdematinique.com

Par Erika
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Samedi 22 mars 2008

                                                                          

l

 

 
Un peu partout aux antilles, on se prépare pour fêter le week-end Pascal.
Danmyé, bèlè, gwo ka sont au rendez vous !

Le tambour bèlè est originaire de Dahomey (actuellement Bénin). Son appelation primitive était Djouba (nom conservé en Haiti).
En Guadeloupe, le terme de gwoka est la forme francisé de Goka, nom troqué du tambour venu d'Afrique, le tambour n'goka.

Jusqu'au début du XVIII ème siècle, les esclaves venaient pour la Martinique du Sénégal et du Ghana. Pour la Guadeloupe ils venaient
 de la Guinée.

Joué en fin de journée pour la Martinique et en fin de semaine en Guadeloupe, le tambour  exprimait espérance, souffrance et joies. 

Source : Michel Beroard, Petite histoire de la musique antillaise, CRDP.

Africa Map

Par Erika
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Samedi 3 novembre 2007

Latousen

Le 1er novembre en Martinique et Guadeloupe c’est  la fête des morts, qui  est l'occasion de perpétuer une de nos traditions. Une trdition nommée : La toussaint en créole matjé Latousen ! 
Il est bon de préciser que la fête n’est pas célébré dans les îles anglaises

Les tombes sont, quelques jours avant, nettoyées et enjolivées par quelques djobeurs (personnes monnayant leurs services). Le cimetière est alors un lieu de rencontre et d'échanges (voir photo ci dessous)

Les 1 er et 2 Novembre de l'an, les familles se rendent dans les cimetières pour fleurir et honorer les tombes de leurs défunts avec des bougies et des cierges. A la nuit tombée, les bougies illuminent le cimetière, lui donnant ainsi une atmosphère particulière. A la sortie des cimetières, quelques marchandes de pistaches animent les lieux.

 

La mort fait partie de la vie chez nous. On accorde une importance particulière aux défunts. Les publicités de pompes funèbres (ex: investissez pour l’éternel), sont monnaie courante. Mais ce sont surtout les avis d’obsèques qui illustrent fortement ce fait.  Matin,  midi et  soir sont diffusés les avis d’obsèques  de l’île (enfin, pour les familles qui le désirent) : ki moun ki mò, ki tan i ké téré, akilè, koté, ki moun ki té enmen-y, koté nou ké pé bo-y an dènyé fwa. Puis, les avis de remerciements  sont publiés dans le quotidien. Mais bien que faisant partie de notre quotidien, lorsque la mort nous étreint, nou ka risivwè an bèl kout labalèt nan tèt !

 

Nous découvrons les rites funéraires au temps de nos grands-parents dans nos sociétés par le biais du film La rue Case-Nègres d’Euzhan Palcy ! La conque de lambis qui annoncent un décès, les contes, la veillée mortuaire. Cette dernière s’est modernisée. Aujourd’hui, les veillées dîtes traditionnelles sont rares mais existent toujours en campagne.

 

cimetiere2vb7.jpg

Cimetière de Morne à l'eau en Guadeloupe

 

TOUSSAINT1.jpg


Prières et lumières nourissent l'âme du défunt

Par Erika
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