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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 13:07

Oui ! oui ! c'est possible de parler du chantre de la négritude aux enfants dès l'âge de 4 ans  !! avec des mots simples et choisis pour présenter le poète.

 

A l'occasion des préparatifs de Noël, il y a ce passage :

 

Extrait du Cahier d'un retour au pays natal

 

" Et le termps passait vite, très vite.

Passés Août où les manguiers pavoisent de toutes leurs lunules, septembre l'accoucheur de cyclones, octobre le flambeur de cannes, novembre qui ronronne aux distilleries, C'était Noël qui cmmençait ."

 

 

dscn2607.jpg

Par Erika - Publié dans : Noel aux Antilles - Communauté : Antilles
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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 21:22

 

La mangouste a été introduite à la Guadeloupe en 1888 afin de détruire les rats qui infestaient les plantations.

En 1891 on la voit apparaître en Martinique afin de combattre le trigonocéphale.

Mais le carnassier devient vite envahissant car il s'attaque également aux volailles, œufs, oisillons...

 

Mais ce sont surtout  ses combats avec le serpent qui le rendent célèbre.

Que le meilleur gagne !

 

Par Erika - Publié dans : Guadeloupe et Martinique
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 17:58

 

 

Se Toto ki te ale nan plaj avèk papa-l
-Oh papi gade yon bèl bato
-Non Toto, se pa yon bato se yon yatch
-Ah wi kouman sa ekri?
-heu, tann, non se ou ki gen rezon,se yon bato

 

Par Erika - Publié dans : Haïti - Communauté : Antilles
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 03:52
Credo
 
moi aussi j'ai mon credo de poche
mais n'allez pas le répéter aux vents bavards
et à la foule qui passe
on vous rirait au nez
         je crois
que le soleil est un oeuf de lumière
pondu par la nuit
que la prière retombe en pluie de fruits
dans la corbeille des mains offertes
que les étoiles sont des âmes qui brûlent
que la terre est une orange pour la soif de Dieu
que la fleur grimpe aux fenêtres
pour consoler l'enfant qui pleure
que la pierre est un arbre
qui n'a pas voulu croître
que la bonté est ce pays où l'on n'accède
qu'après avoir laissé tous ses bagages
à la douane de la douleur
que et un font un
même dans les luttes du plaisir
que le parfum du sacrifice
nourrit les fleurs de l'art
et qu'à force d'amour
demain il fera jour.
 
Guy Tirolien, Feuilles vivantes au matin, présence africaine.
 
 
 
Par Erika - Publié dans : Poésie antillaise - Communauté : Poé-vie
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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 16:57

Secrets d’époque…la journée de l’amateur de rhum 


Dans la tradition locale, le rhum est une chose sacrée que l’on respecte. Il n'existe plus dans nos sociétés de rites initiatiques. En Afrique, le garçon qui réussissait a tuer un lion devenait guerrier. Chez nous, département français, le service militaire était le passage obligé entre l'adolescence et l'âge adulte.

 

Aujourd'hui ses rites de passage n'existent plus.

 

Nous nous en sommes crées de nouveaux.

 

On devient HOMME dès lors que nous avons déjà eu une cuite. Dépi nou sa bwè an ponch, dépi nou za trapé an boulézon, nou ka divini an nònm. Je parle de rite initiatique, car l'essence même de nos sociétés, nos douleurs trouvent naissance dans les champs de canne à sucre.

 

 

 Mais revenons sur ce symbole fort qu'est le rhum :

 

 

Auparavant, il existait des heures et des dénominations précises pour sa consommation :

- Le matin à jeun, vers 5h, on commençait par le « décollage » ou encore la «mise à feu », le bon réveil, indispensable à la mise en route du travailleur. 

- Dès 9h, on pouvait boire le punch. En général il s’agissait du 
« sec » (rhum pur) ou du « feu » (rhum+ zeste de citron+13 grains de sucre).

- A 11h arrivait le « ti-lagoutte », la petite goutte de rhum, prémice du 
« ti punch » de midi.

- Vers midi et demie, on dégustait autour d’une table entre amis le 
« ti 50% », censé représenter la moitié du verre précédent. 

- A 15h, c’était « l’heure du Christ » puis à 17h, venait le « ti pape ». 

- Au début de l’après-midi, les « à toute heure » se prenaient au gré de l’humeur. On les appelait aussi des « ti-feu », ou des « ti-sec », des « CRS » pour la route (Citron-Rhum-Sirop). Sans oublier les « pété-pied », véritables coupe-jarrets qui mènent directement à la sieste,

- le « ti-punch » du soir et enfin la « partante ».



Le rite restait immuable et devait être effectué par le consommateur lui même (on ne servait pas le punch à quelqu’un) : le sirop était versé, le zeste pressé et enfin on mettait le rhum. Pour mélanger la mixture (cela s’ appellait « doucir » le punch), on tournait le verre tenu du bout des doigts dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Le punch absorbé (la tradition exigeait que ce soit fait en trois coups), on prenait le « crase », le coup de froid après le coup de feu. En Guadeloupe, la crase se nomme l'amortisseur.
Lorsque le décollage s’accompagnait d’un crase à l’eau de coco, on parlait alors d’un « cocoyage » et s’il s’agissait de « mabi », on buvait un « mabyage ». Plus simplement, eau plate ou gazeuse, chacun avait sa technique pour calmer le feu du rhum.


Ainsi s’achevait une journée typique de l’amateur de rhum.


N’oubliez pas que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération !



source : www.rhumdematinique.com

Par Erika - Publié dans : tradition - Communauté : Antilles
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 18:51

 

 

 Un jour Le 22 Mai 1848 : L'esclave Romain, de l'habitation Duchamp, est incarcéré sur la plainte du maire de Saint-Pierre pour avoir joué du tambour pendant que les esclaves préparaient le manioc. Les esclaves de son atelier trouvant la punition excessive prennent sa défense et aidés de Pierrotins réclament sa libération devant la prison. La force est envoyée pour disperser la foule. Pierre-Marie Pory-Papy, maire adjoint mulâtre de Saint-Pierre et chargé de la police, fait relâcher le prisonnier Romain. Le maire de Saint-Pierre, Pierre Hervé favorable à l'esclavage, le convoque devant le conseil municipal pour lui demander des explications et lui exprimer sa désapprobation. Cette convocation de Pory-Papy provoque le rassemblement autour de la mairie des esclaves qui tiennent à protéger Pory-Papy. Le conseil municipal inquiet devant les évènements, vote en faveur de l'abolition de l'esclavage. Pendant une journée et une nuit, les esclaves investissent complètement la ville de Saint-Pierre. La révolte gagne le sud de l'île et la côte atlantique. Le 23 mai 1848, confronté au soulèvement général des esclaves, le Gouverneur Claude Rostoland décrète l'abolition de l'esclavage en Martinique.

 

 

 

Par Erika
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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 01:04

 

je publie sur ce blog le texte de Nathalie. Merci de réveiller nos consciences endormies.

 

 

Pardon poupée

 

 

Mercredi 3 mars. La Martinique est sous le choc d’une nouvelle insoutenable, impensable, intolérable : un bébé de 6 mois a été assassiné par son père.

Je ne te connaissais pas, Poupée, ni toi, ni ta famille mais depuis j’ai une peine insondable. Tu ne me quittes pas, j’imagine ton calvaire et je suis atterrée.

Depuis, je vis au ralenti, surprise ou presque de voir qu’autour de moi la vis continue normalement : on va, on vient, on parle de ton histoire comme d’un fait divers mais plus atroce il vrai.

J’ai envie de hurler. Il me semble que l’espace d’un moment nous aurions dû nous rassembler, crier notre désespoir, notre incompréhension, notre révolte.

Notre désespoir quand les enfants ne sont plus à l’abri, protégés par la force tranquille de leurs pères, notre incompréhension quand les mères ne sont plus des louves veillant inlassablement sur leurs enfants, notre révolte lorsque notre Justice n’a pas su t’épargner et t’a renvoyée, âgée d’un mois, dans l’antre de ton géniteur. Mais qui a cru un instant qu’un homme capable de te gifler et de te battre, toi, si petite, si fragile aurait pu ne jamais recommencer ? Qui l’a cru ?

Pardon Poupée pour cette société qui marche sur la tête et qui n’a pas su t’accueillir. Pourtant des fois on sait, on pressent mais on feint de ne pas savoir, on voit et on détourne le regard. Peur de se tromper, de heurter, de blesser…

A l’heure de ton calvaire, dans la nuit du 13 au 14 février 2010, je dansais, comme bon nombre de mes compatriotes. Carnaval, période de liesse. Je dansais pendant que l’on exterminait la candeur, pendant que l’on sacrifiait rageusement, bestialement la pureté. Massacre de l’innocence.

En tant que citoyenne, je te demande pardon ma Poupée. Pardon pour cette société qui a tant banalisé la violence qu’elle ne la voit même plus.

 

Vole mon ange, nous n’étions pas dignes de toi de toute façon….

 

NATHALIE ADELE

 

 

Le diamant était dans le ciel (Martinique) - - Votre meilleure photo au crépuscule

Par Erika - Publié dans : Articles et chroniques - Communauté : Actualité
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 19:46

 

 

LAREL SWARÉ BÈLÈ

(Pou swaré bèlè an mod Sentmari)

 

Lawonn swaré bèlè 20 désanm 1998, épi mizajou Lawonn bèlè 26 avril épi 28 jen 2009

 

"La tradision sé an bagay ka suiv a léternité" (Paul Rastocle). Tradision bèlè-a, sé "lespri péyi dèyè-a" (Paul Legros), an lespri nou ka tjenbé dépi o koumansman nou menm. Larel-tala, sé pou tjenbé lespri-a ka mennen lé swaré bèlè dépi nanninannan. 

 

 Adan swaré bèlè, i ni plas pou tout moun

 

*Ki moun-lan meg, ki i gwo, ki i long, ki i kout, ki i pè, ki i pa pè...

* Swaré bèlè, sé an bagay ki ouvè : tou sa ki pé, tou sa ki lé ka maché anlè son tanbou-a … lespri tanbou-a ka di risivwè yo.

Ou pa bizwen lajan pou antré (pa ni lantré péyan).

Sé adan bwè-a épi manjé-a ou pé pòté an soutien ba moun-lan ki ka pran swaré-a. Sé adan menm bagay-la moun-lan ka poté an rikonésans ba'w.

* Sé pa gwoup ka prézanté.

Ki ou adan gwoup, ki ou pa adan gwoup ... Ki ou adan tel gwoup oubien adan tèlot, ou antré adan an swaré bèlè pou pran fos épi pou ba fos.

Chak moun-lan ka pòté drapo lédikasion gwoup-li, mé moun-lan ka prézanté san létitjet gwoup-li ... Ek tout moun ka mélanjé.

* "Avan ou fè bien, foda ou fè mal” (Paul Rastocle) kilédi tout moun pé apwann. Mé i ni apranti épi apranti : fok pa ou ka kasé jé-a ! Adan swaré bèlè, dépi antan swaré bèlè paret, jé-a  pou ni an nivo … Kidonk avan ou plasé kò'w adan an swaré, fok ou fè an bon aprantisaj. Sé dansè épi mizisien ki ja abituié ki ka plasé kò-yo. Lè ou pòkò abituié, i préférab yo plasé'w, oubien "ni an lè pou antré" (Berthé Grivalliers, Félix Casérus).

* “Sé pa ta'w selman ki bon”, kilédi “chak moun-lan ni mod-li, dépi moun lan an mod-la” (Ciméline Rangon).

Menm manniè : “Atansion lentérésan-an ... Mé ou ni dwa fè ganm-ou” (Benoît Rastocle).

 

Adan swaré bèlè, “tout moun frè épi sè”

(Pa ni plas pou vié mes)

 

* Moun pa ka chèché enpozé moun (kisiswa adan lavwa, adan dansé, adan tanbou, adan tibwa) : tout moun bèlè anba menm lwa-a nou fè ansanm ek ki ka mennen nou.

* Yonn pa ka chèché lot dézod.

* Moun pa ka fè dézod déwò-yo antré adan jé bèlè-a.

“... Menm si ou faché épi lavwa-a, ou anlè tanbou-a, foda ou jwé ba'y ! Menm si lavwa-a faché épi'w, ou anlè tanbou-a, foda i jwé ba’w ! ...” (Vava Grivalliers)

* Moun pa ka jouré moun.

* Moun pa ka goumen ant yo.

 

Adan swaré bèlè, jé-a sé ba moun ki ja gran

 

* Lé jenn manmay ni plas-yo, mé … prékosion anlè jé-a !

* I pé ni an moman bèlè ba ti manmay, dot lè ek dot jou...

I pé ni an moman bèlè ba ti manmay avan swaré-a koumansé...

Pas ti manmay pé pa plasé kò-yo douvan gran moun ek kon gran moun adan swaré bèlè. Menm manniè, moun pa ka anni plasé ti manmay adan jé gran moun kon lidé-yo di yo.

 

Adan swaré bèlè, ansien, vétéran épi jenn

ka aprann viv ansanm adan lonè épi respé

 

* Lè nou ka di Ansien (oubien Jenn Ansien), nou ka di an laj, wi.  Mé ansien-an sé an nivo. Epi ansien-an sé an konduit. Jòdijou, sé an moun ki trasé pou tjenbé bèlè-a dépi antan sosiété avan-an. Sé dapré'y manmay nouvo lawonn-lan dékouvè bèlè.

* Parmi sé ansien-an, i ni sé Gran Ansien-an. Yo ansien parmi lézansien. Nou ka mété yo a lonè adan swaré-a : yo pou ni an priyorité  adan woulman-an épi adan kantité mòso-a, ki pou chanté, ki pou jwé tanbou épi tibwa, ki pou dansé.

* Apré sé gran ansien-an, i ni sé lézot ansien-an épi sé jenn ansien-an. Yo osi, nou ka mété yo a lonè adan swaré-a : yo ka fè kantité mòso-a ki admi mé yo pou ni an priyorité adan woulman-an.

 * I ni osi sek lé vétéran, kilédi sé moun-lan ki dévlopé an aksion épi ki trapé an ansiènté ek an ekspérians adan nouvo lawonn bèlè-a ki pran balan dépi fen lézanné swasanndis. Yo tou, nou ka matjé an respé ba yo : apré gran ansien, ansien épi jenn ansien, yo ni an priyorité adan woulman-an.

* Épi ou ni lajénes bèlè (sa ki ja abituié, sa ki an chimen), tou sa ki la dépi mwen lontan ki sé ansien-an épi sé vétéran-an. Yo ka fè bèlè-a viv ek bèlè-a ka ba yo fos. La jénès bèlè ka apwann éséyé ... I ka apwann gadé épi kouté ... I ka apwann opsèvé ... I ka apwann atann …

"Sa gran moun-lan di a : ou ka vini gran, mé apré'y" (Berthé Grivalliers) : lajénès bèlè pa ka pran san mandé ... Lajénès bèlè pa ka pran san atann.

* Sa ki pli ansien pa ka pran tout pou yo. Sa ki pli ansien ka édé lajénes. 

* Epi i ni osi “dèyè won” éti sa ki pli ansien pé montré an jénès an bagay”.

* Atansion ! Nou pé jwenn an manmay ki ja pran balan ek ki pé fidjiré adan sek-la ki avan ta'y-la. Fok jé-a alé ! Manmay sek-la pé désidé fè manmay-tala woulé épi yo.

An tout manniè, sa jénéral : adan dévlopman mouvman bèlè-a, sé lé manmay sek douvan-an ki ka aprèsié lé manmay sek apré-a pou enskri yo adan sek douvan-an (gran ansien ka fè gran ansien, ansien ka fè ansien, vétéran ka fè vétéran).

 

* Tout moun bèlè pou konnet sé ansien-an, sé jenn ansien-an épi lé vétéran : "sa pou klasé a lékri" (Félix Casérus). Kidonk non-yo asou an lis ki pibliyé pou tout moun sav poutji nou ka matjé lonè épi respé ba yo.

 

Adan swaré bèlè, ni tan pou lavi,

pa ni tan pou vorasité

 

“Lè moun-lan ka kité kay-li pou alé adan an bèlè, foda i sav i ka pati pou an bagay pa étap (Félix Casérus), an bagay ki ni an reg, an prensip, an respé adan.

* Chak moun-lan ni dwa fè an won uit mòso kolé. An sitiyasion pé prézanté éti nou pé fè sis mòso pa défo.

Avan i fini  kantité  mòso'y, i ni dwa gadé plas-li.

Apré kantité mòso-a ki admi, foda i ka kité ba lézot.

* Si nou ka pòté an respé pou prensip won-an, chak moun-lan ka trouvé an tan pou'y chofé épi pou'y dévlopé dansé'y, oubien chanté'y, oubien mizik-li.

Si nou pa ka tjenbé prensip-tala, sa ka mété dézod. Ou ka ni pliziè moun ki pa ka kontanté. Bèlè-a li menm pa ka rivé pran balan pis an moun pa ka ni asé tan pou'y dévlopé jé'y.

* Épi ni an bagay pou nou sav : bèlè-a ka dévlopé, kidonk sé pa touléjou tout moun oblijé rivé twouvé an plas pou'y fè sa'y sa fè a épi sa'y anvi fè a. Adan ka-tala, i ni anlo dot manniè pou partisipé : i ni gadé, palé, fè lavwa dèyè, i ni lankourajman …

 

Adan swaré bèlè, nou ni an manniè pou nou abiyé

 

Nou ka abiyé an mannyè pwop épi korek.

Bèlè sé an bel bagay, sé an bon bagay. Manniè ou ka abiyé ka travay valè bèlè-a.

* I ni an pawol pou sé danm-lan aprésié : “Bèlè sé twel ... Pli ou ni twel, pli i bon” (Ciméline Rangon). Kilédi ou ni an wob oubien an jip ki an gou'w mé i ni an lajè épi an londjè, ek anba'y ou ni jipon'w. "Bèlè sé twel" kilédi wo-a tou, fok ou katjilé londjè'y, dékolté'y, manch-li oubien lajè britel-li : fok pa sa mété respé'w épi ta ou dwé moun an danjé. Twel-la ka édé'w fè jé bèlè-a : ou pé fè tout jes-ou san'w pè … Epi i ka ba jes-la pli ganm. Mouchwè-a sé an sin, tout danm bèlè ka maré ren-yo épi'y.

* Pou sé nonm-lan, sé plito kay sé tanbouyé-a ou pé twouvé moun ka poté mouchwè, mé kavalié-a pé ni mouchwè'y si'y lé. Sé nonm-lan tou, foda yo aprèsié an pawol : "Bèlè sé bel dikanman" (Ciméline Rangon). Kilédi rad-ou pa déchiré, i pa dédou, i pwop, pantalon-a ni an londjè épi an lajè, wo-a réfléchi. Épi, an ti diez, an ti ganm : i bon osi.

 

Adan swaré bèlè, nou ka chèché

 plis fos adan tout “alantou” bèlè-a

 

* Nou ka chwazi an bon koté. Nou ka pwopté'y. Nou ka dékoré'y. Nou ka dispozé'y an manniè pou jé-a pé trapé an fos, kilédi pou lavwa, lavwa dèyè, tibwa, tanbou, dansè, asistan pa ni pou sipòté twop distans ant yo ek pou yo trapé  manniè aliansé fos-yo.

* Nou ka pòté an pil atansion osi asou anlo dot késion ki nésésè pou an swaré pé trapé plis fos : es sono-a bien réglé ;  koté fok ou plasé sé mizisien-an ; es manjé-a épi bwè-a bon ek an kantité; es akey-la akéyan; es anbians-lan ka ba'w gou ; es nouvel-a bien pasé avan swaré-a, es i ka pasé bien adan swaré-a ; es ou fè tout envitasion'w, ki kantité moun ou ka atann, ki kantité moun ki la ; es ou asiré ou ké ni an konvwa "pou siyanka" ? ...

Tou sa pé édé swaré-a alé "jik jou ouvè". Mé menm si'y pa alé "jik jou ouvè", tout moun-lan ka pati kontan.

 

“Adan swaré bèlè, jé-a ka fet pa étap”.

 Bagay-la ni an réglaj

 

* Swaré bèlè-a ka démaré épi an son danmyé.

* Délè, avan dansé bèlè-a li menm, ou pé pran ting bang pou fè an chofaj.

* Lè chantè-a oubien kriyè-a ka pran, i ka anonsé kò'y épi an gran bèlè (mé sa ka dépan ! Fok i fè atansion kanmenm pou i pran dapré koté chantè-a ki té avan an ladjé). Apré sa, sé silon. I pé voyé :

         - dé bèlè, an gran bèlè, dé bèlè, an béliya, an bèlè

         - twa bèlè, an gran bèlè, an bèlè, an béliya, an bèlè

         - an bèlè, an béliya, an bèlè (épi i ka rikoumansé)

Délè, i pé mété an bèlè twa pa pou ranplasé gran bèlè oubien béliya. Délè, silon moman épi anbians swaré-a, i pé voyé plis bèlè ant gran bèlè épi béliya.

* Pou fini swaré-a, oubien an mitan swaré-a, oubien adan lé dé ka-a, ou pé voyé dansé douvan jou épi lalin klè kontèl mabélo, ting bang, kannigwé, kalennda, woulé mango. Ou pé voyé bénézwel osi.

* Fok ni an son pou bèlè-a fini, kontel “O madiana, jou-a ka ouvè ladjé mwen”.

* Aprézan, silon moun ki la, ou pé plasé yonn-dé dansé an mod Lisid oubien an mod Baspwent, swa an koumansman swaré-a, swa o moman dansé douvan jou/lalin klè, swa anlot moman (sé silon).

 

Adan swaré bèlè, nou tout ka sipòté animatè-a

 

* I la pou i véyé anlè sé woulman-an, pou i asiré plas sé gran ansien-an, ta sé ansien-an, ta sé jenn ansien-an, ta sé vétéran-an, ta lajénès, ta tout moun. "Fok pa ou tjwé kouwan bèlè-a" (Berthé Grivalliers) : i la osi pou i raplé lentéré bèlè-a, pou i mété'y douvan ek pou i pa kité jé-a tonbé.

I la pou i défann  larel-la, pou i fè'y viv, pou i ba'y fos.

I la pou i édé sosiété-a épi bèlè-a pasé an bon moman.

* Non sé animatè-a asou an lis ki pibliyé. Sé pou tout moun bèlè okouwan kiles moun ki kapab épi ki dakò pou fè sa.

 

Nou tout ka pòté lonè épi respé ba larel swaré bèlè

 

Larel-tala, sé pou nou tout tonbé dakò anlè serten prensip pou nou suiv, anlè an chimen pou nou trasé, anlè an mannyè viv pou nou kontinié dévlopé. Larèl-tala, nou fè'y ansanm, kidonk nou tout pou défann li.

I pé ni serten bagay nou oubliyé. I pé ni serten bagay foda nou ranjé ankò. Eben, nou ké rajouté, nou ké tiré, nou ké ranjé pitiapiti. Mé, adan larel- la, i ni an lespri, an lespri respé, an lespri linité, an lespri solidarité. Kidonk tou sa nou ké di, tou sa nou ké fè, sé pou nou tjenbé lespri-tala, sé pou nou ba'y fos, sé pa pou nou voyé'y désann.

Lè ni an ti pwoblenm adan an swaré anlè respé larel-la, animatè-a ka pran dispozision. Lè ni an gwo pwoblenm ki pé pa trouvé solision épi animatè-a selman, sé asanblé lawonn bèlè ki key pran tout kalté dispozision ki nésésè. Ek lè nou ka palé di pran dispozision, sa nou ka voyé douvan, sé palé, sé réfléchi, sé “chak moun lan ka  défann lidé'y, mé yonn éséyé konpwann lot” (Ciméline Rangon), sé éséyé twouvé an solision ansanm san nou oblijé séparé.

An lot bagay : larel-tala sé pou swaré bèlè, mé lespri-a ki adan'y, sé lespri bèlè. Kidonk annou woulé pou'y viv osi adan tout kalté dot lokazion bèlè (amizman bèlè, moman bèlè, bèlè adan lokazion privé…)

 

Moun ki bokanté anlè larel-la :

An 1998 : Raymond VALLADE - Félix CASÉRUS - Ciméline RANGON - Benoît RASTOCLE - Paul RASTOCLE -  Berthé GRIVALLIERS - Marie-Victoire PERSANI - AM4 - BÈLÈNOU - FLANM DIFE - FLEUR CREOLE - LAO - MATJOUKANN - REZISTANS - SAKITANOU/WAPA - SIM’LN - TRASS LA - UCJD

An 2009 :    Moun la Coordination : Raymond VALLADE - Félix CASÉRUS - Benoit RASTOCLE - Paul RASTOCLE - Berthé GRIVALLIERS - Félix SÉBAREC - AM4 - AS PROMOTION - ASCLR - BÈLÈNOU - FLEUR CREOLE - KABELL - KANNIGWÉ - LAO - LA MAISON DU BELE - LES AMIS DE KAZINEL - SAKITANOU/WAPA -  TRASS LA  

Envité ki vini : ATELIER VWA TANBOU - BÉLYA - Manmay moman bèlè BALATA épi OBORDIMÈ - TANBOU BÒKANN

Par Erika - Publié dans : tradition - Communauté : Antilles
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 19:49

 

Chez nous aux Antilles nous avons beaucoup de superstitions, des idées bien ancrées dans nos cabezas qui sont léguées bien souvent par nos grands parents. Elles sont  prononcées  comme un conseil ou une mise en garde lorsque nous faisons quelque chose ou qu’un fait nous arrive.

 
J’avoue ne pas croire à toutes les superstitions, mais respecter une par exemple, c’est faire un clin d’œil à la personne qui m’en a parlé et léguer à mon tour un peu du patrimoine, kontèl :

 

-         krazé an milpat i ké baw lajan

-         écrase un scolopendre  il te rapportera de l’argent

 

J’avoue n’avoir jamais tué de scolopendre, je ne puis donc témoigner et dire si i ka pòté lajan (lol)

 

-         si lanmen dwèt aw ka graté-w ou ké dépansé lajan, si sé gòch la ou ké ni lajan

-         si ta main droite te démange tu dépenseras de l’argent si c’est la gauche tu en gagneras 
 

-         pa jambé moun sinon i ké mò, alò déjambé-y

-         il ne faut pas enjamber une personne sinon elle mourra

 

-         pa kité chivé mò a tè, si an zwézo fè ni-y épi-y ou ké vini fou

-         il ne faut pas laisser traîner de cheveux morts car si un oiseau fait son nid avec on devient fou

 
ça c'est made in mamie , et il y avait une telle conviction dans son regard et sa voix que j'y crois dur comme fer jusqu'à aujourd'hui !

 

-         pa ofè moun parfun

-         il ne faut pas offrir de parfum car cela brise l’amitié

 

-         pa manjé zannana aprè an lafèt sinon ou ké malad

-         il ne faut pas manger d’ananas après une nuit blanche , cela rend malade

Celle ci  tient son origine de l’esclavage, elle vient des colons qui ne voulaient pas que les esclaves mangent les récoltes au petit matin.

 

Erika

Par Erika - Publié dans : tradition - Communauté : Antilles
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 23:55

Lu sur VOLCREOLE
je n'ai pas pu résister
C'est trop drôle et tellement vrai

Makrel ou makrelle désigne un bipède présent sous toutes les latitudes, mais
particulièrement dans les régions tropicales.
La makrelle antillaise à la différence de sa consoeur européenne reste très
prisée pour ses talents d'investigations. A savoir: elle manie le "ki moun
ki di'w sa?" "le hé ben ma fi, cou maniè ou pa té sav sa?" avec beaucoup
d'aisance. Un test de QI révélerait sans difficultés que la makrelle
antillaise a des capacités de déduction nettement supérieures à la moyenne.
La makrelle antillaise à la différence de la makrelle asiatique ou africaine
a une espérance de vie très élevée. Elle connait d'ailleurs des périodes
d'intenses activités entre 18-25 ans et 65 -80 ans.


Attardons-nous quelques instants sur la makrelle de 18-25 ans, donc en
pleine fleur de la makrélitude. Ses lieux de prédilection ou...plutôt ses
terrains de chasse: son lieu de travail, la fac, le salon de coiffure et les
zouks. En ce dernier lieu, la makrelle ne vient jamais seule. Elle est
souvent accompagniée par 2 ou 3 de ses congénères, qui notons-le en géréral
adoptent en boîte la même tenue de camouflage que la makrelle-chef: bustier
rouge, caleçon blanc, lunette fumées...Donc nos trois makrelles aiment à
danser seules au milieu de la piste, ce qui leur permet de touner voire même
de tournoyer et d'avoir un regard d'ensemble sur "sa ka passé adan zouk-la".
Si un gentil gars vient à leur demander à danser, elles s'arrangent pour
qu'il y ait toujours une de dispo pour continuer les recherches. Cas rare où
les 3 makrelles dansent en même temps: observez-les avec attention. La
makrelle mène la danse, pendant que son partenaire est dans un
colé-séré-doudou-zié-fémen-mwenn-enmen'w, la makrelle garde les yeux grands
ouverts et l'esprit en alerte "ki manyè manzelle habillé la?" "Missié lé fè
an manoeuvre an lé manzelle"." sé pa Missié man ouè a bô an 4*4 ?.
A savoir: toutes les heures, nos 3 makrelles se retrouvent au toilette pour
faire le point sur la soirée. Si vous pénétrez dans les toilettes à cet
instant précis: les makrelles se taisent et vous déshabillent du regard en
faisant mine de se remaquiller. En fin de soirée les makrelles se séparent
satisfaites. Le lendemain midi: au rapport!!
Et là les makrelles n'hésitent pas à faire appel à un allier de taille: le
téléphone portable ou sans fil. Pourquoi sans fil? Car tout en menant une
conversation à trois, la makrelle peut aller d'une fenêtre à l'autre de son
appartement et écarter les rideaux, puis les persiennes teintées de sa
fenêtre. "Alô ou pa ouè kou maniè manzelle té ka carré adan zouk la? yo di
moin i ka mayé samedi? Fôk nou désen ouè sa ma fi"



La makrelle de 70 ans? On aurait pu croire qu'avec le poids des années la
vigilance de la makrelle diminue. Awa. Ayant à peine enterré son premier
mari, le seul homme de sa vie, (à ses dires) et ne sachant comment occuper
ses longues journées la makrelle se livre à son activité favorite et pire,
elle assure la transmission de ce patrimoine familial (ou culturel?) à sa
fille, belle-fille. Dans la société des makrelles, le matriarcat domine. Une
journée type de la makrelle de 70 ans.
Lever à 6 heures. "Zavi d'obséques" sur Radio Bois Patates en buvant un café
et en égrenant quelques prières.
Tout d'un coup la makrelle se lève de table et se dirige vers son objet
fétiche: le téléphone.
"Mwen fini tann' Man Untel mô, ki sa i té ni? i té malad? i té mayé?" Ce
sont les questions posées à l'autre makrelle au bout du fil qui d'ailleurs
s'apprétait à l'appeler. La dessus la deuxième makrelle téléphone à la
troisième qui répond dès la première sonnerie. "Ou kaye l'enterrement? moin
kaye atten'ou bô chimin-an côté 3 zè". A deux heures tapantes, notre trio
infernal de makrelles est prêt, sapé des pieds à la tête. Pour l'occasion la
makrelle de 70 ans n'hésite pas à sortir ses colliers choux, bracelet forçat
et créoles...de la boite de beurre SOVACO qu'elle a pris soin de ranger
derrière la gazinière à l'abri des regards indiscrets.
A l'enterrement les makrelles rejoignent la fin du cortège une fois que
celui-ci s'est mis en branle. Et là c'est l'occasion d'évoquer la mémoire du
mort. "Sa ka fè dé lanné moin pa té ouèye, I pa té mayé? Mé sé pa sa ou di
moin bon matin-an? I té ni combien iche? Cé pa té an moun ou té bien
connèt?" Questions entre-mellées d'autres considérations sur la tenue
vestimentaire d'autres makrelles ennemies ou de considérations plutôt
médicales "way way cé jou ta-la man lasse" jamb moin pa ka ba moin
soulagement" "pou ki sa ou pa di médecin an ba vou an pitchi?". Bouches en
formes de coeur les makrelles gravissent les marches de l'Eglise, fières
d'avoir paradé dans les rues du faubourg par cette après-midi
ensolleillée...L'une d'elles donnant manifestement des premiers signes de
l'Alzaymè demandera à ses consoeurs: "mé au fait macoume, ki moun nou ka
téré-la apwé midi ya??

Par Erika - Publié dans : Coup de coeur
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