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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 21:15

Les accras font désormais partie intégrante de la gastronomie antillaise..En effet, ils sont toujours présents lorsque nous recevons ou sommes reçus, en apéritif ou en hors d'œuvre. Il fait aussi partie du bon petit-déjeuner de l'ouvrier avec le pain et la bière maltée !

L'accras est d'origine africaine, en effet il signifie dans la langue èwè du Dahomey "beignet de légumes".

A l'époque de l'esclavage, l'île regorge de légumes (bananes, ignames, mais, manioc, patates douces, choux durs etc....) et la nature est très clémente (les rivières regorgent d'écrevisses). Cuisiner des accras étaient une façon de se remémorer l'Afrique et se nourrir.

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De nos jours, il est de tradition martiniquaise de manger des accras le Vendredi saint. Les familles qui pratiquent le jeûne (ou pas) consomment des accras de chou caraïbe (très rare et très cher, ceci dit en passant), de giraumon, et de carottes. Mais c'est aussi l'occasion de faire preuve d'innovation, on voit apparaître des accras de langoustes, par exemple :) miam miam !!

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source : Les cahiers du patrimoine, "Aux sources de la gastronomie martiniquaise"

Par Erika - Publié dans : tradition
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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 23:47

yé kri ?

yé mistikri ?

est-ce-que la cour dort ?

dlo monté mònn ?

dlo désann mònn ?

Té ni nanni nannan, an tan djab té ti gason zannimo té ka viv bò bondyé !

yé kri !

Bondyé pa té fini travay li anlè la bèlté di lavi, kidonk i désidé konsa, an jou ba zannimo tèt !

kri ?

tout zannimo té ka kouri présé !!! mé wi ! bondyé pa té ba sèpan pyé ! HAHA !

kabrit ki pa malen ?

krab rivé premyé ! chien, chat, zwézo, lapen, manglous té ka suiv dèyè !

mé krab té an moun exepsyonèl ! i té bon touboneman , i té janti kon pendou

krab té ka lésé tout moun pasé douvan'y !

- pa ni problèm chyen, pasé douvan....

- madame zwézo, tes petits t'attendent, vas y passe...

- ébé chat sé wou ki la, alé, alé !!

kidonk lè krab rivé bò bondyé...........

WAYYYYYYYYYYYYYYYYYYY

bondyé fouyé an tout pannyé'y !

pa té rété tèt !

Bondyé té konprann krab téké faché ! pyès pa !

krab di'y mèsi ! mèsi pou bon ti jounen i té pasé épi tout zannimo lavi !

crabe-20de-20terre.jpg krik !

 

Par Erika - Publié dans : Guadeloupe et Martinique - Communauté : Antilles
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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 00:44

 

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Le lundi Stéphane t'appelle "l'île aux iguanes"

Le mardi Myriam t'appelle "l'île aux fermmes"

Le mercredi mon coeur t'appelle "l'île aux fleurs"

Le jeudi Angélique t'appelle "la Martinique "!

Le vendredi Yannick t'appelle "Matinik" !

Le samedi Alexandre t'appelle "La salamandre "

Le dimanche tes filles t'appellent "Perle des Antilles "!

 source : Publié dans un recueil "De Juanacaera à Matinik"

 

Ce poème nous rappelle que notre "Martinique magnifique" a eu plusieurs noms : Juanacaera au temps des Arawaks, Matinino aux temps des Caraibes, Madinina, et maintenant 972 selon les jeunes ! way ! faîtes votre choix !

Par Erika - Publié dans : Poésie antillaise - Communauté : Antilles
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 15:53

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Au quartier Belfort au Lamentin en Martinique, se trouve une exploitation bananière et un joli domaine qui  accueille les scolaires, touristes et familles.  En s'embarquant dans ce petit train, on apprend tout sur la banane et son exploitation. 

Saviez-vous que le bananier était une herbe géante ? oui ? bon, alors vous ne saviez peut-être pas qu'à côté de chaque plan poussait aussi le rejeton ? et qu'à la coupe du régime, on coupait aussi le bananier afin de laisser place au rejeton....Toutes ces informations nous sont données de façon ludique et agréable par mme Zié que nous saluons au passage...

A la fin de la visite vous dégusterez les mets de bananes et le vin du même fruit mmmmm délicieux ! :D

Après une telle visite je vous assure que vous saliverez différemment devant votre prochain ti nain lanmori.

un contact : resa@visitebelfort.com

Erika

Par Erika - Publié dans : Guadeloupe et Martinique
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 13:07

Oui ! oui ! c'est possible de parler du chantre de la négritude aux enfants dès l'âge de 4 ans  !! avec des mots simples et choisis pour présenter le poète.

 

A l'occasion des préparatifs de Noël, il y a ce passage :

 

Extrait du Cahier d'un retour au pays natal

 

" Et le termps passait vite, très vite.

Passés Août où les manguiers pavoisent de toutes leurs lunules, septembre l'accoucheur de cyclones, octobre le flambeur de cannes, novembre qui ronronne aux distilleries, C'était Noël qui cmmençait ."

 

 

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Par Erika - Publié dans : Noel aux Antilles - Communauté : Antilles
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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 21:22

 

La mangouste a été introduite à la Guadeloupe en 1888 afin de détruire les rats qui infestaient les plantations.

En 1891 on la voit apparaître en Martinique afin de combattre le trigonocéphale.

Mais le carnassier devient vite envahissant car il s'attaque également aux volailles, œufs, oisillons...

 

Mais ce sont surtout  ses combats avec le serpent qui le rendent célèbre.

Que le meilleur gagne !

 

Par Erika - Publié dans : Guadeloupe et Martinique
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 17:58

 

 

Se Toto ki te ale nan plaj avèk papa-l
-Oh papi gade yon bèl bato
-Non Toto, se pa yon bato se yon yatch
-Ah wi kouman sa ekri?
-heu, tann, non se ou ki gen rezon,se yon bato

 

Par Erika - Publié dans : Haïti - Communauté : Antilles
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 03:52
Credo
 
moi aussi j'ai mon credo de poche
mais n'allez pas le répéter aux vents bavards
et à la foule qui passe
on vous rirait au nez
         je crois
que le soleil est un oeuf de lumière
pondu par la nuit
que la prière retombe en pluie de fruits
dans la corbeille des mains offertes
que les étoiles sont des âmes qui brûlent
que la terre est une orange pour la soif de Dieu
que la fleur grimpe aux fenêtres
pour consoler l'enfant qui pleure
que la pierre est un arbre
qui n'a pas voulu croître
que la bonté est ce pays où l'on n'accède
qu'après avoir laissé tous ses bagages
à la douane de la douleur
que et un font un
même dans les luttes du plaisir
que le parfum du sacrifice
nourrit les fleurs de l'art
et qu'à force d'amour
demain il fera jour.
 
Guy Tirolien, Feuilles vivantes au matin, présence africaine.
 
 
 
Par Erika - Publié dans : Poésie antillaise - Communauté : Poé-vie
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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 16:57

Secrets d’époque…la journée de l’amateur de rhum 


Dans la tradition locale, le rhum est une chose sacrée que l’on respecte. Il n'existe plus dans nos sociétés de rites initiatiques. En Afrique, le garçon qui réussissait a tuer un lion devenait guerrier. Chez nous, département français, le service militaire était le passage obligé entre l'adolescence et l'âge adulte.

 

Aujourd'hui ses rites de passage n'existent plus.

 

Nous nous en sommes crées de nouveaux.

 

On devient HOMME dès lors que nous avons déjà eu une cuite. Dépi nou sa bwè an ponch, dépi nou za trapé an boulézon, nou ka divini an nònm. Je parle de rite initiatique, car l'essence même de nos sociétés, nos douleurs trouvent naissance dans les champs de canne à sucre.

 

 

 Mais revenons sur ce symbole fort qu'est le rhum :

 

 

Auparavant, il existait des heures et des dénominations précises pour sa consommation :

- Le matin à jeun, vers 5h, on commençait par le « décollage » ou encore la «mise à feu », le bon réveil, indispensable à la mise en route du travailleur. 

- Dès 9h, on pouvait boire le punch. En général il s’agissait du 
« sec » (rhum pur) ou du « feu » (rhum+ zeste de citron+13 grains de sucre).

- A 11h arrivait le « ti-lagoutte », la petite goutte de rhum, prémice du 
« ti punch » de midi.

- Vers midi et demie, on dégustait autour d’une table entre amis le 
« ti 50% », censé représenter la moitié du verre précédent. 

- A 15h, c’était « l’heure du Christ » puis à 17h, venait le « ti pape ». 

- Au début de l’après-midi, les « à toute heure » se prenaient au gré de l’humeur. On les appelait aussi des « ti-feu », ou des « ti-sec », des « CRS » pour la route (Citron-Rhum-Sirop). Sans oublier les « pété-pied », véritables coupe-jarrets qui mènent directement à la sieste,

- le « ti-punch » du soir et enfin la « partante ».



Le rite restait immuable et devait être effectué par le consommateur lui même (on ne servait pas le punch à quelqu’un) : le sirop était versé, le zeste pressé et enfin on mettait le rhum. Pour mélanger la mixture (cela s’ appellait « doucir » le punch), on tournait le verre tenu du bout des doigts dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Le punch absorbé (la tradition exigeait que ce soit fait en trois coups), on prenait le « crase », le coup de froid après le coup de feu. En Guadeloupe, la crase se nomme l'amortisseur.
Lorsque le décollage s’accompagnait d’un crase à l’eau de coco, on parlait alors d’un « cocoyage » et s’il s’agissait de « mabi », on buvait un « mabyage ». Plus simplement, eau plate ou gazeuse, chacun avait sa technique pour calmer le feu du rhum.


Ainsi s’achevait une journée typique de l’amateur de rhum.


N’oubliez pas que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération !



source : www.rhumdematinique.com

Par Erika - Publié dans : tradition - Communauté : Antilles
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 18:51

 

 

 Un jour Le 22 Mai 1848 : L'esclave Romain, de l'habitation Duchamp, est incarcéré sur la plainte du maire de Saint-Pierre pour avoir joué du tambour pendant que les esclaves préparaient le manioc. Les esclaves de son atelier trouvant la punition excessive prennent sa défense et aidés de Pierrotins réclament sa libération devant la prison. La force est envoyée pour disperser la foule. Pierre-Marie Pory-Papy, maire adjoint mulâtre de Saint-Pierre et chargé de la police, fait relâcher le prisonnier Romain. Le maire de Saint-Pierre, Pierre Hervé favorable à l'esclavage, le convoque devant le conseil municipal pour lui demander des explications et lui exprimer sa désapprobation. Cette convocation de Pory-Papy provoque le rassemblement autour de la mairie des esclaves qui tiennent à protéger Pory-Papy. Le conseil municipal inquiet devant les évènements, vote en faveur de l'abolition de l'esclavage. Pendant une journée et une nuit, les esclaves investissent complètement la ville de Saint-Pierre. La révolte gagne le sud de l'île et la côte atlantique. Le 23 mai 1848, confronté au soulèvement général des esclaves, le Gouverneur Claude Rostoland décrète l'abolition de l'esclavage en Martinique.

 

 

 

 

Par Erika - Publié dans : Guadeloupe et Martinique
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