Chez nous aux Antilles nous avons beaucoup de superstitions, des idées bien ancrées dans nos cabezas qui sont léguées bien souvent par nos grands parents. Elles sont prononcées comme un conseil ou une mise en garde lorsque nous faisons quelque chose ou qu’un fait nous arrive.
J’avoue ne pas croire à toutes les superstitions, mais respecter une par exemple, c’est faire
un clin d’œil à la personne qui m’en a parlé et léguer à mon tour un peu du patrimoine, kontèl :
- krazé an milpat i ké baw lajan
- écrase un scolopendre il te rapportera de l’argent
J’avoue n’avoir jamais tué de scolopendre, je ne puis donc témoigner et dire si i ka pòté lajan (lol)
- si lanmen dwèt aw ka graté-w ou ké dépansé lajan, si sé gòch la ou ké ni lajan
- si ta main droite te démange tu
dépenseras de l’argent si c’est la gauche tu en gagneras
- pa jambé moun sinon i ké mò, alò déjambé-y
- il ne faut pas enjamber une personne sinon elle mourra
- pa kité chivé mò a tè, si an zwézo fè ni-y épi-y ou ké vini fou
- il ne faut pas laisser traîner de cheveux morts car si un oiseau fait son nid avec on devient fou
ça c'est made in mamie , et il y avait une telle conviction dans son regard et sa voix que j'y crois dur comme fer jusqu'à aujourd'hui !
- pa ofè moun parfun
- il ne faut pas offrir de parfum car cela brise l’amitié
- pa manjé zannana aprè an lafèt sinon ou ké malad
- il ne faut pas manger d’ananas après une nuit blanche , cela rend malade
Celle ci tient son origine de l’esclavage, elle vient des colons qui ne voulaient pas que les esclaves mangent les récoltes au petit matin.
Erika
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